ASS.NAT: Le comité de suivi de mécanismes de protection de droits humains au sud Kivu demande le rejet des propositions de lois Minaku et Sakata.

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BUKAVU, SUD-KIVU : Dans une correspondance adressée le 26 juin 2020 à plusieurs personnalités nationales et internationales de droits l’homme, les membres du comité de suivi de mécanismes de protection de droits humains du sud Kivu se disent hautement consternés par les trois propositions des lois sur la réforme du secteur de la justice des honorables Minaku et Sakata à l’assemblée nationale.

Ils indiquent que si ces lois sont votées, elles pourraient empiéter sur l’indépendance de la magistrature en RDC.

Par conséquent, le comité de suivi de mécanismes de protection de droits humains au sud Kivu exige :

Le retrait pur et simple des dites propositions des lois, liberticides et dangereuses aux fins de garantir l’indépendance de la justice ;

Sollicite au président de la république de s’impliquer personnellement pour bloquer les schémas à cette initiative qui va à l’encontre des intérêts de la nation ;

Exhorte l’honorable présidente de l’assemblée nationale de ne pas soumettre les dites propositions de lois au débat en plénière ;

Rappelle aux députés nationaux leur obligation de veiller sur les interets du peuple et non agir contre celles et ceux qui sont sensés représenter ;

Demande à la communauté internationale de rappeler à la RDC le respect des engagements pris en matière de l’indépendance de la justice ;

Et invite enfin la population de rester mobilier en s’opposant, pour tous les moyens légaux et non violent, au vote des dites textes, qui pourraient enterrer la démocratie et le processus vers un état de droit en RDC.

Les membres du comité de suivi de mécanismes de protection de droits humains au sud Kivu rappellent que la priorité doit être accordée aux lois prioritaires pour la réforme de la CENI et la poursuite du processus électoral bloqué depuis les dernières élections présidentielles et législatives, au niveau national et provincial intervenues en décembre 2018.

Cette correspondance signée par 13 membres des organisations de la société civile du Sud-Kivu est adressée à plusieurs personnalités dont a Madame le haut-commissaire des nations unies aux droits de l’Homme, a Monsieur le président du conseil des droits de l’homme des nations unies, au président de la République démocratique du Congo et autres.

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