ITURI: Les acteurs de la société civile exigent le départ du Gouverneur militaire.

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ITURI, RDC:- Les membres de la société civile force vive de l’ituri réunit dans la salle de réunion BUBU LENGA CONSTANT DE LA FEC/ITURI ont passé en revue la situation sécuritaire de l’ituri qui demeure préoccupante. Dans ce message, il était question de rappeler leur mémorandum du 15 Février dernier dans lequel il avait été demandé le remplacement du Gouverneur militaire le lieutenant Général Johnny LUBOYA N’KASHAMA de la tête de la province pour n’avoir pas produit un résultat satisfaisant depuis son arrivée dans la province.

Selon la Société civile, depuis le 18 février 2022 la situation n’est pas bonne, où le même jour trois civils ont été tuées à BIASE en territoire d’irumu par ADF. Le 20 Février 2022, les miliciens de Forces patriotiques et intégrationniste du Congo, FPIC ont attaqués deux villages environnant de Shari à 5 km de la ville de Bunia où, ils ont réussi à apporter une cinquantaine des vaches. Ce lundi 21 février 2022, les miliciens de FPIC sont revenus encore mais repoussés par les éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, FARDC. En ville de Bunia, ce même lundi 21 février, un jeune homme a été assassiné par un inconnu au Quartier KINDIA.

C’est pourquoi la Société civile exige que le lieutenant Général Johnny LUBOYA N’KASHAMA soit mis à la disposition des instances compétentes pour justifier la permissivité des unités placées sous son commandement face aux massacres répétitifs des civils dans cette partie du pays.

A ce jour, elles remercient le chef de l’état , son excellence Félix Antoine Tshisekedi TSHILOMBO pour avoir rappelé d’urgence le Gouverneur Militaire à Kinshasa, un départ qu’elle considère définitif, car il doit être diligemment remplacé.  Les forces vives de l’ituri demandent que le Gouverneur Militaire soit mis à la disposition des instances compétentes.  En outre, les forces vives exigent la constitution d’une commission indépendante d’enquête sur les circonstances des massacres des déplacés dans leurs sites et les responsabilités des officiers militaires déployés au front. Ces structures citoyennes ont demandé la libération sans condition de la délégation de la Task Force pris en otage par la milice CODECO depuis bientôt une semaine.

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