SUD-KIVU: Entre Ngwabige et députés motionnaires qui gagnera? Le président Tshisekedi peine à départager les deux camps

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SUD-KIVU: Malgré la quatrième motion qui a conduit à la déchéance du gouverneur Théo Ngwabidje le 24 novembre 2022 le président Felix Tshisekedi a difficile de siffler pour un camp. En effet, il ne reste que lui comme garant de bonne institution pour départager l’assemblée provinciale et le gouvernement provincial.

Entre temps, des conflits entre les deux parties continuent à s’accentuer à travers des messages largués dans les réseaux sociaux et dans les medias conste kivutimes.

Vous le savez bien, les députés provinciaux (motionnaires) en séjour à Kinshasa pour tenter de coudoyer le président de la république démocratique du Congo, ont annoncé à travers les réseaux sociaux et les medias que Felix Tshisekedi a accepté la démission d’office du gouverneur Théo Ngwabidje qui s’est désormais baptisé du nom d’un« oint de Dieu».

« C’est promis, c’est fait, la page Ngwabidje tournée au Sud-Kivu » avait tweeté le rapporteur de l’assemblée provinciale Jacques Kamanda

Il n’est pas le seul à tweeter, son collègue Géorges Mosongela l’a aussi fait pour exprimer sa satisfaction :

« Honneur et gloire soient rendus au Dieu des justes. Il a écouté les cris des fils et filles du Sud Kivu… Hommages mérités à S.E M. Le PR, Garant du bon fonctionnement des institutions. Le meilleur est à venir. Restons sereins ».

Le président a-t-il driblé le camp des motionnaires pour tenter d’apaiser la situation et faire confiance à son homme, qui s’est adhéré récemment au parti de l’UDPS ? Difficile de le confirmé mais semble-t-il que le président aurait mis les deux parties en conflit autour d’une table sans trouver une solution.

Les députés provinciaux sont toujours à Kinshasa et auraient dit au chef de l’Etat qu’ils ne peuvent pas conjuguer avec le gouverneur Théo Ngwabidje qu’ils accusent de la mauvaise gouvernance, le détournement des fonds,…

De l’autre côté, le président de l’assemblée provinciale Lwamira Zacharie, qui a fait plusieurs tours à Kinshasa pour le même dossier et qui était aussi dans la lutte pour le départ de Théo Ngwabidje semble avoir abandonné leurs collègues. Etant malade selon certaines sources à l’assemblée provinciale, le révérend Pasteur Lwamira n’a pas participé au vote de la 4ème motion qui s’était déroulé dans un climat tendu et dans un cadre délocalisé étant donné que le gouverneur Théo Ngwabidje avait instruit à la police d’interdire la tenue de la plénière à l’assemblée provinciale.

Certaines sources non officielles, affirment que le président Lwamira aurait été prêché par le vice premier ministre de l’intérieur Daniel Aselo qui est souvent utilisé par le président de la République avec notamment ses correspondances qui tombent chaque fois lorsqu’il y a une action parlementaire visant l’autorité provinciale.

Les députés motionnaires ne se fatiguent pas et le ring continu mais le gouverneur prend toujours de devant. Il est d’ailleurs arrivé au Sud-Kivu dans sa peau du gouverneur laissant ses lecteurs devenus détracteurs à kinshasa.

Dans le camp Théo Ngwabidje, le « oint de Dieu »comme il s’appelle désormais, on parle d’acharnement, théâtre des députés motionnaires qui sont à la recherche de l’argent.

Lors des différentes communications, le porte-parole du gouvernement provincial Jérémie Basimane a toujours qualifié cette action parlementaire d’une instrumentalisation téléguidée par certains « notables » à partir de Kinshasa.

Pour preuve selon lui, le gouvernement est toujours sur la ligne de développement malgré qu’il soit chaque fois déstabiliser. Il pense que la province ne peut jamais se développer avec des telles déstabilisations.

Le gouvernement a difficile cependant à faire un bilan d’actions palpables (bilan) en terme de constructions ou réhabilitation de la route, d’appui à l’éducation, à la santé et préfèrent répondre aux agissements des députés provinciaux.

De l’autre côté les grands perdants dans cette instabilité des institutions en province, sont les paisibles citoyens. La population traverse une extrême pauvreté, le manque des infrastructures, la dépréciation de taux d’échange, hausse du prix des produits de première nécessité,…

Malgré cette situation dans laquelle traverse la province du Sud-Kivu, le président de la république son excellence Felix Antoine Tshisekedi a difficulté de donner raison à un camp ou prendre une décision qui écarte les deux parties notamment en obligeant soit au gouverneur de démissionner et soit de suspendre l’assemblée provinciale au même moment.

Cette décision serait politiquement dangereuse pour le président de la RDC car il risque de ne pas se faire élire étant donné que les députés motionnaires sont représentés dans la plus part des circonscriptions de la province du Sud-Kivu.

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