Le manque d’informations claires sur les causes de la pénurie d’eau potable dans le quartier Rombe 2, commune de Mulongwe, en ville d’Uvira, alimente la désinformation au sein de la population. Sur les réseaux sociaux, certains habitants accusent la REGIDESO de couper volontairement l’eau des robinets afin de provoquer des cas de choléra dans la communauté, dans le mais d’attirer des financements.
Ces rumeurs surviennent après trois jours consécutifs sans eau potable dans les quartiers Rombe 1, Rombe 2 et Kibondwe.
Le chef de centre de la REGIDESO à Uvira, M. Rusimbana Musafiri Venas, rejette fermement ces accusations, qu’il qualifie de non fondées. Selon lui, cette pénurie n’a aucun lien avec une quelconque volonté de déficience à la santé publique, mais elle est due à deux principales causes techniques : la faible fourniture en énergie électrique par la SNEL et le manque de carburant nécessaire pour faire fonctionner le générateur de la station de pompage. Celui-ci invite la population à se rendre au bureau de la REGIDESO pour s’informer plutôt que de relayer de fausses informations.
Contacté par la rédaction de la COMEL, le chef de quartier Rombe 2 ad intérim Nyaruganda Muhumbira TETETE a préféré ne pas faire de commentaires approfondis sur le sujet. Il a simplement appelé la population au calme, tout en la mettant en garde les autres de cette désinformation.
De son côté, Chance Nakioyo, assistant infirmier au Centre de Santé Kimanga, rappelle que le manque d’eau potable ne devrait pas être une source de rumeurs. Lors d’un échange téléphonique, il a encouragé la population à utiliser d’autres sources d’eau disponibles, comme l’eau du lac ou de la rivière, tout en respectant les méthodes de prévention du choléra : faire bouillir l’eau à haute température, le purificateur avec des produits appropriés, et la conservation dans des récipients propres.
Il a également rejeté les allégations selon lesquelles certains chercheraient à nuire à la population dans le but de recevoir des financements. « Personne ne souhaite une dégradation de la santé publique », a-t-il insisté.
Cet article s’inscrit dans la campagne « Vrai ou Faux » réalisée par la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga, en collaboration avec la SYMUF-MAISON DE LA Presse.

