Récemment, une rumeur a pris d’assaut les réseaux sociaux, prétendant que la coordination de la nouvelle société civile (NSC) du Sud-Kivu aurait été “achetée” par le Vice-Gouverneur de la province, Me Jean-Jacques Elakano.
Selon cette rumeur, ce rapprochement entre le Vice-Gouverneur et la NSCC viserait à dissimuler des pratiques de détournement de fonds publics. Des allégations insinuent également que le Vice-Gouverneur et le maire adjoint seraient impliqués dans des manœuvres pour faciliter le passage de certaines marchandises aux postes frontaliers, en échappant à la fiscalité de l’État, ce qui aurait permis à ces autorités de s’enrichir personnellement, au détriment de l’intérêt public.
Cependant, après une vérification minutieuse des faits, la Nouvelle Société Civile a rejeté catégoriquement ces accusations. Dans un échange, le coordonnateur de la NSCC, Mafikiri Mashimango, a dénoncé ces informations comme étant de la pure désinformation, visant à ternir l’image de la structure et à semer la discorde.
Il a précisé que bien que la NSCC se positionne comme un acteur citoyen indépendant, elle n’hésite pas à rencontrer les autorités, y compris le Vice-Gouverneur, dans le cadre de plaidoyers pour l’amélioration du bien-être de la population. La Nouvelle Société Civile, pour sa part, a réaffirmé son engagement envers la transparence et son rôle essentiel dans la promotion des droits des citoyens. Elle a insisté sur sa volonté de rester un acteur indépendant, sans se laisser influencer par des intérêts extérieurs.
La manipulation politique de la société civile a également été commentées par un analyste local, qui a exprimé ses préoccupations face à cette tendance de politisation des structures citoyennes.
Selon cet analyste, la manipulation des structures de la société civile par les hommes politiques risque non seulement de diviser les communautés, mais aussi de déstabiliser le tissu social, en particulier dans une région déjà fragilisée par des tensions politiques et communautaires.
« Les structures citoyennes doivent rester indépendantes et ne pas être utilisées comme instruments au service d’intérêts politiques personnels”, a-t-il ajouté”.
La diffusion de cette rumeur a également provoqué des débats houleux sur les réseaux sociaux, opposant différents camps et exacerbant les tensions entre les communautés d’Uvira.
D’un côté, certains soutiennent l’hypothèse du “mariage” entre la NSCC et le Vice-Gouverneur, tandis que d’autres rejettent fermement cette idée, arguant que ceux qui propagent ces allégations sont contre le maire de la ville et le Vice-Gouverneur.
Les analystes locaux insistent sur le fait que dans des périodes aussi tendues, la vérification des informations est essentielle pour éviter des conflits inutiles. Ils soulignent également l’importance de la vigilance des citoyens face à la désinformation qui peut avoir des répercussions graves sur la stabilité sociale et politique.
Cet article fait partie de la campagne “Vrai ou Faux” exécutée par la Corporation des Médias en Ligne d’Uvira, Fizi et Mwenga (COMEL) et la SYMUF avec le soutien de la Benevolencija.

