Kamanyola: alerte humanitaire de l’ONG Groupe  Milima sur la situation des déplacés en majorité Banyamulenge

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L’organisation locale Groupe Milima tire la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire critique des déplacés, majoritairement issus de la communauté Banyamulenge, ayant fui la ville d’Uvira vers Kamanyola, dans le territoire de Walungu (Sud-Kivu).

Depuis le 19 janvier 2026, Uvira traverse une crise sécuritaire et sociale après le retrait de l’AFC/M23 suivi par l’entrée des Wazalendo et FARDC. Ce basculement a été marqué par des violences ciblées, des pillages et des discours de haine visant particulièrement la communauté Banyamulenge, accusée collectivement de collusion avec les forces sortantes.

Craignant pour leur vie, plus de 200 ménages, soit environ 1 200 personnes, ont fui précipitamment vers Kamanyola, abandonnant biens, moyens de subsistance et documents civils.

Selon Groupe Milima, ces déplacés vivent aujourd’hui dans des conditions extrêmement précaires, entassés dans des familles d’accueil ou des sites improvisés, sans assistance humanitaire suffisante.

L’insécurité alimentaire, le manque d’accès aux soins de santé, l’absence d’abris adéquats et la détresse psychosociale touchent particulièrement les femmes, les enfants et les personnes vulnérables.

L’organisation s’inquiète également du risque accru de violences basées sur le genre, favorisé par la promiscuité, la pauvreté soudaine et l’effondrement des mécanismes communautaires de protection. Ces violences affectent négatives les activités de la cohésion sociale initiée par les organisations comme Groupe et ses partenaires.

Selon cette organisation,  la situation reste alarmante pour les Banyamulenge restés dans la ville d’Uvira. Groupe Milima signale que 19 ménages demeurent exposés à des risques élevés, tandis qu’environ 40 enfants hébergés à l’Orphelinat Emanuel se retrouvent sans protection adéquate, dans un environnement militarisé et instable.

Face à cette crise, Groupe Milima appelle les autorités, les partenaires humanitaires et les acteurs de la société civile à une intervention urgente pour protéger les déplacés, assurer la prise en charge psychosociale, prévenir les violences basées sur le genre et lutter contre les discours de haine.

L’organisation plaide également pour la restauration de la cohésion sociale à Uvira et dans les zones d’accueil, condition essentielle pour éviter une aggravation durable de la crise humanitaire.

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