Bukavu :Alors que les fausses informations se propagent à la vitesse de la lumière sur les réseaux sociaux, une lueur d’espoir s’est allumée à Bukavu. Du 25 au 27 juin 2025, des dizaines de journalistes du Sud-Kivu se réunissent pour participer à un atelier de formation sur le fact-checking ou la vérification des faits en ligne, un événement crucial pour renforcer le journalisme de qualité en République démocratique du Congo.
Organisé par AFEM (Association des Femmes des Médias), avec le soutien financier de la Direction du Développement et de la Coopération DDC,cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Médias professionnels et inclusifs pour la promotion de la redevabilité sociale, la démocratie, la cohésion sociale et la bonne gouvernance au Sud-Kivu ».
Le souci aussi est d’outiller les journalistes afin qu’ils puissent jouer un rôle actif dans la lutte contre la désinformation, tout en renforçant leur capacité à produire des contenus fiables, sourcés et utiles pour les communautés locales.
« Dans un contexte aussi fragile que celui du Sud-Kivu, une rumeur peut enflammer tout un territoire », souligne monsieur Gustave KATCHUVA formateur de l’atelier. Entre conflits intercommunautaires, manipulations politiques et théories du complot, les journalistes ont un rôle essentiel de filtre et de garant de la vérité.
L’atelier va aborder : les bases du fact-checking ,l’analyse des sources en ligne ,la détection des images truquées ou sorties de leur contexte ,l’usage d’outils,etc.
Les participants, venus de plusieurs territoires du Sud-Kivu, saluent une initiative qui tombe à point nommé.
Cet atelier n’est pas un acte isolé. Il s’inscrit dans un mouvement global en Afrique et dans le monde, qui vise à renforcer l’intégrité de l’information dans les espaces numériques. En outillant les journalistes à vérifier les faits, l’initiative participe à la consolidation de la démocratie, à la prévention des conflits, et à la responsabilisation des pouvoirs publics.
Grâce à cet atelier organisé à Bukavu, une nouvelle génération de journalistes congolais va repartir avec des outils concrets pour garantir à leurs publics une information de qualité, vérifiée, et porteuse de paix.
Henriette Sifa

