Sud-Kivu : Alors que la reprise des travaux de réhabilitation de la Route Nationale numéro 5 (RN5) dans la ville d’Uvira tarde à se concrétiser, l’entreprise en charge du chantier, Groupe EIS-EKA, affirme n’avoir pas encore reçu les moyens nécessaires pour relancer les activités.
Malgré cela, elle garde confiance dans le Gouvernement central pour un déblocage imminent des fonds associés à ce projet d’intérêt public.
Dans une interview exclusive accordée à KivuTimes ce jeudi soir, l’ingénieur chef de projet, Elysé NDUWAMAHORO, a tenu à clarifier certaines informations diffusées sur les réseaux sociaux. « Les rumeurs qui circulent n’ont aucune base fiable. Jusqu’à ce jour, nous n’avons reçu aucune instruction officielle pour la reprise des travaux, faute de moyens », at-il expliqué.
Concernant l’arrivée constatée d’un lot de bitume dans la ville d’Uvira ce même jeudi, l’ingénieur précise que ce produit était stocké à Bujumbura depuis le mois de mai, en attente de transit.
« Le bitume ne pouvait pas rester indéfiniment à Bujumbura au risque d’engendrer des frais de stationnement. Mais nous n’avions pas les moyens financiers pour en assurer le dédouanement », at-il déclaré.
Face à cette impasse, en date du 04 juillet l’entreprise a demandé une lettre au Gouverneur du Sud-Kivu pour solliciter la facilitation douanière de ce matériel afin qu’il arrive sur le lieu du projet.
En date du 10 juillet 2025, le Gouverneur Jean Jacques Purusi a écrit au Directeur provincial de la DGDA pour autoriser le passage du bitume à titre gratuit.
Une intervention saluée par le chef de projet, qui y voit une illustration concrète des difficultés financières rencontrées par l’entreprise.
Malgré les lenteurs retenus, Elysé NDUWAMAHORO se montre optimiste. « Nous espérons une réponse favorable du Gouvernement central dans les plus brefs délais. Cependant, nous ne savons pas exactement quand cela pourra se faire », a-t-il confié.
L’ingénieur a également tenu à remercier la population d’Uvira pour sa patience et son soutien continu.
Il appelle toutefois les habitants à la vigilance : « Je demande à la population de ne pas se fier aux informations non vérifiées diffusées sur les réseaux sociaux. Nous restons engagés envers ce projet, mais la reprise dépend des moyens que seul l’État peut débloquer. »

