Les enseignants et les élèves de différentes écoles de Bukavu sont appelés à ne pas croire aux fausses nouvelles qui sont propagées sur les réseaux sociaux et qui compromettent le bon déroulement des activités scolaires en cette crise humanitaire.
C’est ce que témoigne Hitaji Ruviri Serge un enseignant de la place. Affecté par les rumeurs et fausses informations qui circulent dans les réseaux sociaux, certains élèves ne se présentent plus à l’école en cette période de crise humanitaire causée par la guerre.
Ces absences ne permettent pas aux enseignants d’évoluer convenablement avec la matière selon le programme de l’éducation nationale, car ces enseignants sont également affectés d’une manière ou du notre par ces fausses informations, craignant la reprise des hostilités dans la ville.
Monsieur Hitaji Ruviri Serge demande aux parents des élèves de briser la peur et à envoyer leurs enfants à l’école pour leur permettre de finir en beauté l’année scolaire qui touche presque à la fin.
« J’appelle la population du Sud-Kivu à démarrer complètement les activités quotidiennes comme par exemple envoyer les enfants à l’école, exercer les petites activités de commerce et bannir la peur. Je leur demande de ne pas céder au caprice de traumatisme, au caprice de tromperie, au caprice des gens qui ramassent des messages qui n’ont pas de sens » souligne notre source.
Cet enseignant demande également à population de ne pas partager dans les réseaux sociaux les messages dont on a difficile à trouver la véracité.
Vous le savez depuis la prise de la ville de Bukavu par l’AFC/M23 les activités tournent au ralentie. Des lors, des personnes mal intentionnées propagent des fausses informations dans les réseaux sociaux annonçant une probable attaque par les Wazalendo/FARDC.
Cette situation crée une psychose générale perturbant toutes les activités sociales économique et scolaires. Ce que dénonce les autorités.

