Uvira: la vie reprend progressivement malgré les tensions passées

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La ville d’Uvira, située dans le sud-est de la République Démocratique du Congo, commence à retrouver petit à petit son rythme de vie normal après une semaine de plus de tensions et d’insécurité.

Bien que des incidents sporadiques de coups de feu et de vols nocturnes continuent de marquer certains quartiers, les habitants semblent peu à peu se réhabituer à la vie quotidienne.

Le marché Kalimabenge, comme celui de Mulongwe ont rouvert leurs portes. Cependant, les commerçants, encore marqués par les événements récents, abordent cette reprise avec une certaine prudence. Les clients se présentent par petits groupes et la durée de leurs visites est limitée. En effet, beaucoup d’entre eux craignent encore pour leur sécurité et préfèrent éviter de traîner trop longtemps dans les espaces publics.

Madame Françoise Neema, commerçante de tomates au marché Kalimabenge, témoigne des difficultés actuelles. Elle explique que son stock de marchandises est presque épuisé et qu’elle n’a aucun espoir de recevoir de nouvelles livraisons. Selon elle, cela est dû aux restrictions imposées par le gouvernement burundais qui a limité la circulation à la frontière de Kavimvira, empêchant ainsi l’approvisionnement en légumes et autres denrées alimentaires provenant du Burundi.

Cette situation met les commerçants dans une position précaire, et beaucoup d’entre eux attendent des actions concrètes des autorités pour rétablir un commerce normal. Les appels des commerçants se multiplient, demandant au gouvernement congolais de faire tout ce qui est en son pouvoir pour restaurer la paix et la sécurité dans l’est du pays.

Cette partie du pays déjà fragilisée par les conflits récurrents, vit toujours dans l’incertitude.Les affrontements entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les groupes armés locaux, Wazalendo, ont laissé des séquelles sur les infrastructures économiques et sociales.

Le secteur du transport en commun à Uvira montre des signes d’amélioration, avec un retour progressif des motos et tricycles. Toutefois, certains chauffeurs ont commencé à augmenter les tarifs de transport, profitant de la reprise partielle de la normalité.

De plus, les chauffeurs de Bajaj, tricycles motorisés très utilisés à Uvira, se plaignent de leurs revenus bien inférieurs à ceux qu’ils avaient avant la crise. Leurs gains ont drastiquement chuté à cause des perturbations causées par les affrontements armés dans la ville.

Dans le secteur public, la situation est plus contrastée. Si certains bureaux restent fermés, des services essentiels, comme ceux de la REGIDESO (le fournisseur d’eau), fonctionnent déjà normalement. Les agents au bureau de Nyamianda sont de retour au travail, ce qui témoigne d’une reprise progressive de l’administration.

Malgré tout, la situation reste fragile et les habitants d’Uvira espèrent que la sécurité et la stabilité seront rétablies durablement, afin que la ville puisse retrouver son activité économique normale et permettre à ses habitants de vivre dans la tranquillité.

Les autorités doivent donc redoubler d’efforts pour garantir une paix durable dans cette partie de la province du Sud-Kivu à l’est de la RDC, afin de soutenir la relance des activités économiques et améliorer la vie quotidienne des citoyens.

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