Uvira, Sud-Kivu:- Deux jours durant, les réfugiés burundais se trouvant à Uvira, les journalistes et les acteurs de la société civile ont été formés sur la lutte contre les rumeurs, la mésinformation, désinformation et les discours de haine afin de préserver la cohésion sociale et la cohabitation pacifique dans cette partie de la province du Sud-Kivu.
Cette formation est organisée par l’Association des Femmes des Médias de Bukavu “AFEM” dans le cadre du projet de jumelage entre la RDC et le Burundi: initiative d’éducation aux médias et à l’information dans le cadre de lutte contre les désordres de l’information, un projet exécuté par AFEM en collaboration avec la charité sans frontière sous l’appui financier de l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Pendant cette formation, les participants ont montré que le désordre informationnel est causé par le non respect de la loi régissant la presse en RDC, la mauvaise utilisation des réseaux sociaux, le mauvais traitement des informations, les mauvaises conditions des vies des certains journalistes pour ne citer que ça.
Pour eux, les rumeurs, la mésinformation, désinformation et les messages de haine sont à la base du manque de la cohésion sociale dans la société Uviroise. Ce désordre informationnel est observé dans plusieurs secteurs dont la sécurité, la santé, le commerce, politique et bien d’autres. Ces participants ajoutent que différentes catégories des personnes participent dans la conception et partage des ces fausses informations et messages de haine et celà est à la base de la déchirure du tissus social à Uvira.
Pour monsieur CIKURU MIHIGO François, formateur et agent à AFEM, l’objectif de cette formation est de rapprocher les réfugiés burundais et les communautés locales de Kavimvira où se trouve le camp de transit pour ces réfugiés. Pour notre source la formation a amené les participants à comprendre leur rôle dans le combat contre les messages de haine afin de préserver la cohésion sociale et la cohabitation pacifique entre ces catégories des personnes.
A l’issue de cette formation de deux jours qui s’est déroulée dans la salle des jeunes des Kasenga, les participants ont eu l’occasion d’être outillés sur la collecte des alertes des messages de haine, mésinformation, rumeurs et désinformation qui seront partagés avec AFEM à travers le logiciel de collecte des données CoboCollect.

