Gatumba, Burundi:- Le Gouvernement Burundais, de la RDC et la communauté internationale doivent conjuguer leurs efforts afin de rendre justice aux Banyamulenge. Déclaration faite à l’occasion du vingtième anniversaire de massacre de Gatumba. Les cérémonies ont commencé au site mémorial de Gatumba où les survivants témoignent ce qu’ils ont vécu la nuit du 13 Août 2004. La suite des cérémonies se sont déroulées dans la salle Mukiza Mweranda à Bujumbura.
Déjà 20 ans après le massacre de 166 réfugiés congolais tués par les rebelles de FNL de Agathon Rwasa, les FDLR et les Mai Mai comme disent les suivants. Dans son mot, le représentant de la fondation Gatumba, il a demandé que la justice soit rendue aux familles des victimes et aux survivants. Pour lui, le fait de ne pas punir les auteurs de ce massacre est une façon de les encourager pour le massacre commis.
Nous demandons au Gouvernement du Burundi, de poursuivre l’instruction du dossier Massacre de
Gatumba ouvert par le parquet général de la République afin de traduire en justice Agathon Rwasa et Pasteur Habimana, mais aussi à l’organisation des Nations Unies, d’honorer la promesse de justice faite aux victimes du massacre de Gatumba au lendemain de l’exécution du crime et particulièrement
d’user de tous les moyens appropriés en vue de traduire Agathon Rwasa, Pasteur
Habimana et leurs complices en justice ; aux organisations de droits de l’homme, ainsi que toute personne morale ou physique qui milite pour le respect de droit de l’homme, de nous venir en aide afin que justice soit faite, a dit Janvier Musafiri qui a lu le message au nom de la fondation Gatumba.
Pour lui, les auteurs sont connus, le Gouvernement du Burundi, de la RDC et la communauté internationale doivent tout faire pour que les auteurs soient arrêtés.Devant des centaines des membres de la communauté Banyamulenge venus dans différents coins, il fait savoir que diverses sources, y compris le rapport de l’ONU et le rapport de Human Rights Watch, ont compilé des preuves crédibles laissant peu de doutes sur les responsabilités dans le massacre.Ces preuves ont clairement indiqué que les Forces Nationalesde Libération (PALIPEHUTU-FNL) du Burundi ; les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR), des éléments de l’armée congolaise (FARDC) et les milices Maï Maï ont été directement impliqué dans ce massacre.
Dans une interview accordée à la presse au site mémorial de Gatumba où sont enterrées les victimes de ce massacre, monsieur Mukiza John, président de la mutualité Shikama, Banyamulenge au Burundi a signifié que les Banyamulenge ne demandent que la justice. Pour lui, ceux qui ont le pouvoir au Burundi en RDC et à l’international doivent rendre justice aux Banyamulenge car les bourreaux qui ont commis ce forfait sont connus et ils sont dans des postes de prise de décisions au Burundi.
Nous savons que le Gouvernement Burundais est capable d’arrêter ceux qui ont tué nos mamans,nos enfants et nos papas. Nous avons l’espoir qu’un jour ces bourreaux seront arrêtés. Tôt ou tard la justice sera faite aux familles des victimes. Soit ça sera avec nous ou même avec une autre génération mais l’important c’est qu’un jour on va nous prendre justice, a dit John Mukiza.
Depuis que les 166 réfugiés congolais sont tués à Gatumba, les membres de leurs familles exigent la justice mais jusque-là rien n’est fait. La fondation Gatumba dit qu’elle ne va pas baisser les bras car la lutte continue jusqu’à ce que le gain de cause soit trouvé.

