Les activités commencent à reprendre progressivement dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, après une période de tensions alimentées par les accrochages entre les éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les miliciens Wazalendo. Ces agitations ont perturbé la vie quotidienne, avec des tirs de balles entendus dans plusieurs quartiers de la ville mais aussi dans la plaine de la Ruzizi à Luvungi et Sange, où la situation est restée particulièrement tendue.
Dans une déclaration faite le matin du mardi 18 février 2025, Kifara Kapenda Kyk’y, maire adjoint faisant l’intérim du maire, a précisé que les autorités locales étaient déterminées à restaurer la sécurité dans la ville.
Selon lui, les forces de la police seront désormais chargées d’assurer la tranquillité publique pour éviter toute escalade de violence.
“La sécurité de la ville doit être assurée par nos forces de l’ordre, afin de limiter les risques de dérapages”, a-t-il affirmé, en ajoutant que des mesures concrètes ont été prises après une réunion restreinte de sécurité tenue le lundi 17 février.
Le maire adjoint a également souligné que l’arrêt des activités ne constitue pas une solution durable face à l’insécurité persistante dans cette partie.
“Nous devons continuer à vivre et à travailler malgré les défis. La sécurité doit être une priorité, mais elle ne doit pas empêcher la vie économique et sociale de reprendre son cours”, a-t-il insisté, appelant la population à rester calme et à vaquer à ses occupations quotidiennes tout en collaborant avec les autorités.
La journée de Lundi 16 février a été marquée par une intense activité militaire, avec des tirs entendus à Luvungi et Sange.
De nombreux habitants des zones touchées par ces violences ont été contraints de fuir. Certains ont pris la direction du Burundi, tandis que d’autres se sont rendus vers les hauts plateaux d’Uvira, dans l’espoir de trouver un refuge plus sûr. Des déplacements massifs de population ont également été signalés à Kamanyola, dans le territoire voisin de Walungu.
Les acteurs de la société civile appellent les autorités locales et les services de sécurité à travailler de concert pour stabiliser la situation et permettre un retour à la normalité dans ces entités du Sud-Kivu, qui reste marquées par une insécurité chronique liée aux activités des groupes armés et des actes des violences exacerbées par la propagation des messages de haine et des discours de division.

