Deux mille cent quarante et une (2.141) personnes, dont 841 survivants de violences basées sur le genre (VBG), ont été prises en charge à la clinique Panzi de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), selon ce communiqué dont une copie consultée par la rédaction de Kivutimes.com.
Selon Eddy Mugisho, médecin directeur de la Clinique Panzi, cette prise en charge s’inscrit dans le cadre du plan opérationnel de l’établissement.
« Dans le plan opérationnel, la clinique Panzi de Kinshasa a assuré une prise en charge holistique à 2.141 personnes, dont 841 survivants des VBG (837 femmes et 4 hommes). Parmi elles, 442 femmes présentaient des pathologies gynécologiques opérables, notamment les fistules et prolapsus. 224 femmes ont déjà bénéficié d’une réparation chirurgicale, tandis que 218 restent en attente d’une intervention. Trois cents (300) femmes ont été accompagnées par le pilier de la réinsertion socio-économique à l’issue de leur formation », a-t-il déclaré.
Les responsables de la clinique précisent que la prise en charge se veut holistique, intégrant non seulement les soins médicaux et chirurgicaux, mais aussi un accompagnement psychosocial et un appui à la réinsertion socio-économique.
Parmi les 841 survivants de VBG recensés, la grande majorité est constituée de femmes (837), contre 4 hommes. Les pathologies gynécologiques opérables concernent principalement des cas de fistules obstétricales et de prolapsus, souvent consécutifs à des violences sexuelles ou à des complications liées à l’accouchement.
Si 224 patientes ont déjà été opérées, 218 autres demeurent en attente d’une intervention chirurgicale, selon la direction médicale.
En visite à Kinshasa jeudi, la commissaire européenne à la préparation, à la gestion des crises et à l’égalité, Hadja Lahbib, a réaffirmé l’engagement de l’Union européenne en faveur des survivants de violences sexuelles suivis par la fondation Panzi.
« Cette visite réaffirme l’importance d’une coopération internationale forte, cohérente et durable pour garantir un accompagnement digne, complet et centré sur les survivantes, et pour renforcer la résilience des femmes et des communautés affectées par les violences en République démocratique du Congo », a-t-elle déclaré.
La clinique Panzi de Kinshasa s’inscrit dans la dynamique de la fondation Panzi, reconnue pour son action en faveur des victimes de violences sexuelles en RDC. Les autorités médicales soulignent toutefois que l’ampleur des besoins reste considérable, dans un contexte où les violences basées sur le genre continuent d’affecter de nombreuses femmes à travers le pays.

