Dialogue de Luanda :Youth for Peace Grands Lacs demande la participation des organisations de la société civile

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L’organisation Youth for Peace Grands Lacs sollicite la participation des organisations de la société civile, des leaders des partis politiques de l’opposition aux pourparlers qui se tiennent à partir de ce Mardi 18 Mars 2025 entre le président Félix Tshilombo (gouvernement) et l’AFC-M23.

Cette organisation le dise dans une déclaration parvenue à kivutimes ce Lundi 17 Mars 2025. Son directeur souligne le processus de Nairobi a échoué pour plusieurs raisons complexes liées à la dynamique politique et militaire de la région des Grands Lacs.

Dans la région du grand Kivu, le gouvernement avait pris l’engagement ferme de neutraliser les groupes armés dont plus de 200 sont toujours opérationnels en plus des FDLR et les ADF.

Selon lui, depuis 2024 la situation s’est détériorée lorsque le président de la république démocratique du Congo, Felix Tshisekedi a annoncé le changement de la constitution en violation de certaines dispositions et en ignorant les accords signés avec ses partenaires politiques.

Mais également ces accords ont été signés sans l’implication des organisations de la société civile dans sa pluralité. Cette organisation déplore le fait le président de la RDC a aussi fait recourt aux groupes armés en les associant aux FARDC et pourtant ils étaient tous dans le processus du dialogue de Nairobi dans le cadre de désarmement.

Ce qui a affecté le succès de l’armée sur terrain et permettre l’avancée du mouvement rebelle de l’AFC/M23.
«Il a été clairement souligné dans le processus de Nairobi que tous les milices/groupes opérant en RDC devraient être cantonnés et suivre le processus de PDRRC.For malheureusement ce consensus n’a pas suivi par le gouvernement »souligne notre source

Des lors, il y a eu manque de confiance entre le gouvernement congolais et l’AFC-M23 et pourtant ils auraient signé des accords sur la paix.
« La branche armée du M23, composé en grande partie de Tutsi congolais avec une nouvelle configuration actuelle depuis leur occupation de la cité de Bunagana , cette rébellion a eu une grande ramification par un communiqué de Nairobi créant l’AFC. Il y a eu des militaires recrutés et des civiles qui adhérés librement à ce mouvement dans les provinces occupées jusqu’à ces jours.L’afc/M23 accuse le gouvernement de ne pas respecter les accords passés, notamment l’accord de paix de Nairobi en 2009.

De son côté, le gouvernement congolais accuse l’AFC/M23 d’être soutenu par le Rwanda, ce qui a exacerbé les tensions et a rendu difficile tout dialogue pour l’aboutissement à une paix durable dans la région.

L’organisation note que l’échec du processus de Nairobi peut être attribué à une combinaison de facteurs politiques, militaires et géopolitiques, ainsi qu’à une mise en œuvre insuffisante des engagements pris. Les négociations entre l’AFC- M23 et le gouvernement congolais restent complexes, et la situation dans l’Est de la RDC nécessite une approche multidimensionnelle pour parvenir à une véritable paix durable en RDC et dans la région de Grands Lacs.

Aussi le Rwanda et l’Ouganda, voisins de la RDC, accusent également la RDC de soutenir les groupes armés opérant dans l’est du pays et qui déstabilisent la paix dans la sous-région.
Cette organisation indique que la situation sur terrain est compliquée car nombreux groupes armés locaux et étrangers se sont fragmentés.
« Ils poursuivaient des objectifs divergents et n’ont pas tous les mêmes intérêts mais depuis que le gouvernement a pris comme alliés les groupes armés, les données de la configuration politique et sécuritaires sur les négociations ont pris une autre forme. Notamment sur la diversité de leurs motivations (ethniques, politiques et économiques) qui rend difficile un accord global, et certains groupes armés peuvent à tout moment se désolidariser à participer à un dialogue qui ne sert pas directement leurs intérêts et ou soit restent des souches de la resistance pour le gouvernement et des poches d’insecurités qui affectera la population dans le proche à venir. »

Youth for Peace Grands Lacs fait savoir que le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (PDDRCS) a rencontré des difficultés pratiques pour mettre en œuvre des solutions concrètes sur le terrain. Les promesses de désarmement n’ont pas été suivies d’actions tangibles, et les violations répétées des cessez-le-feu ont rendu le climat peu propice à des négociations crédibles.

L’organisation dénonce le fait que la population dans l’Est de la RDC, qui souffre depuis longtemps des violences des groupes armés, reste sceptique face aux promesses de paix faites par Kinshasa. De plus, de nombreux habitants estiment que les autorités congolaises n’ont pas suffisamment agi pour protéger la sécurité de la population, ce qui alimente la frustration et la méfiance vis-à-vis du gouvernement.

D’où cet appel pressant de Youth for Peace Grands Lacs pour associer toutes les parties prenantes à ce processus et permettre d’aplanir tout malentendu. Cela va permettre à la population de ne plus revivre les violences que lui font subir des groupes armés depuis plus de 3O ans.

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