Une pétition visant la déchéance du deuxième vice-président du Sénat, l’honorable Modeste Bahati Lukwebo, a été officiellement déposée ce lundi 16 mars 2026. L’acte a été posé par un groupe de parlementaires auprès du bureau de la chambre haute.
Selon les initiateurs, le document a d’abord été authentifié par un huissier de justice avant d’être transmis au bureau dirigé par le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde. Cette initiative survient dans un climat politique particulièrement tendu au sein de l’institution.
Le principal grief formulé contre le deuxième vice-président repose sur une « incompétence notoire » dans l’exercice de ses fonctions. S’exprimant devant la presse à l’issue du dépôt, le sénateur Dani Kabongo a tenu à clarifier la démarche :
« Je vous invite à lire notre pétition. Il s’agit purement d’un problème de compétences. Cela n’a absolument rien à voir avec sa prise de position contre la révision constitutionnelle », a-t-il déclaré.
D’après les informations communiquées par les pétitionnaires, le texte aurait recueilli 83 signatures. Ce chiffre, s’il est confirmé, représente une majorité confortable qui pourrait peser lourdement lors de l’examen du dossier par le bureau. Cette démarche ouvre une nouvelle séquence politique incertaine au Sénat, dont l’issue dépendra désormais de la décision du bureau de la chambre haute.
Cette pétition s’inscrit dans un climat de rupture. Le Bureau du Sénat s’était déjà désolidarisé des propos de Modeste Bahati Lukwebo après que ce dernier s’est opposé à toute révision ou modification de la Constitution du 18 février 2006, contredisant ainsi certaines initiatives émergentes au sein de sa propre famille politique, l’Union Sacrée.
Dans une communication publiée début mars 2026, la rapporteure du Sénat, Néfertiti Ngudianza, avait précisé que les déclarations du deuxième vice-président avaient été faites à titre personnel. Elle avait souligné que ses prises de position n’engageaient en rien l’institution sénatoriale, marquant ainsi une mise à l’écart politique qui semble aujourd’hui se traduire par cette action parlementaire.

