tension: des coups de feu dans tous les coins, la population en état de psychose

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Uvira, Sud-Kivu – 5 septembre 2025 — Depuis les environs de 21h00, la ville d’Uvira est plongée dans une atmosphère lourde et inquiétante. Des coups de feu, à la fois d’armes lourdes et légères, résonnent dans plusieurs quartiers de la ville. La population, terrée dans ses maisons, ne sait plus à quoi s’attendre ni qui tire exactement. Une peur panique s’est emparée des habitants, transformant la ville en zone de guerre.

Ce climat de tension fait suite aux journées « ville morte » décrétées par les groupes de Wazalendo et certains acteurs de la société civile. Ces derniers contestent fermement la présence du Général Gasita à la tête de l’appareil sécuritaire dans la région. Ils l’accusent notamment d’avoir “abandonné” Bukavu et ses environs aux mains de groupes armés. Une trahison qui, selon eux, a coûté la vie à des civils et aggravé l’insécurité dans la province.

La contestation a pris un tournant plus virulent ces derniers jours. Certains manifestants n’hésitent pas à qualifier le Général Gasita de “Rwandais”, mettant en doute sa loyauté envers la nation congolaise. Une accusation grave, dans un contexte où la question de l’influence étrangère sur les forces de sécurité congolaises reste un sujet sensible et explosif. Le lancement des journées ville morte, initialement prévu comme une action pacifique de désobéissance civile, semble avoir dégénéré.

Des affrontements sporadiques auraient éclaté entre des éléments armés non identifiés et les forces de l’ordre dans plusieurs quartiers, notamment à Kilibula, Mulongwe, et Kavimvira. Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué, mais des sources locales évoquent des blessés et un climat de terreur généralisée. Pendant ce temps, les autorités provinciales gardent un silence pesant. Aucune déclaration officielle n’a été faite sur la situation d’Uvira, ni sur les accusations portées contre le Général Gasita. Ce silence est perçu par beaucoup comme un signe de complicité ou d’impuissance face à l’ampleur de la crise.

En attendant, la population d’Uvira reste enfermée, suspendue aux échos des balles qui fendent l’air, et à la rumeur d’un possible embrasement généralisé. Le retour au calme semble lointain, tant les tensions sont profondes et les acteurs de la crise déterminés à aller jusqu’au bout.

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