Corridor Central : Les parties prenantes mobilisées à Dar es Salaam pour renforcer l’intégration régionale

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Les enjeux de la fluidité des échanges et de l’intégration économique régionale étaient au cœur des discussions lors de la réunion annuelle des parties prenantes du Corridor Central, tenue les 20 et 21 avril 2026 à Dar es Salaam. Durant ces deux journées intensives, le Secrétariat Exécutif du Corridor Central a réuni les représentants des secteurs public et privé des États membres pour définir les orientations stratégiques visant à garantir la durabilité du commerce dans la région.

À l’ouverture des travaux, Flory Okandju, Secrétaire Exécutif du Corridor Central, a mis en lumière le rôle crucial du Comité de Consultation des Parties Prenantes (STACON). En vertu de l’article 15 de l’Accord de l’AFTTCC, cet organe qui constitue le socle de la gouvernance du Corridor.

« Le STACON est une plateforme de conseil stratégique et technique indispensable. Il permet aux secteurs public et privé, ainsi qu’aux États membres, de converger sur les questions de transport, de logistique et de facilitation des échanges », a souligné M. Okandju.

Il a précisé que les conclusions issues de ces délibérations servent de base décisionnelle pour les instances supérieures de l’Agence, notamment le Conseil d’Administration et le Conseil des Ministres.

L’ordre du jour a été marqué par l’examen de rapports techniques déterminants pour l’efficacité du corridor, notamment :le rapport annuel 2025 de l’Observatoire des transports, l’enquête conjointe de février 2026 sur les itinéraires Dar es Salaam–Kabanga, Rusumo et Mutukula, la collecte de données ferroviaires sur la ligne TAZARA (Dar es Salaam–Mbeya–Kapiri Mposhi) effectuée en mars 2026 et le suivi du plan de travail annuel de la CCTTFA pour l’exercice se terminant en juin 2026.

Les échanges ont également porté sur la dynamique commerciale du corridor, avec un accent particulier mis sur la levée des barrières tarifaires et non tarifaires, ainsi que sur l’amélioration des procédures de transit. Un point d’honneur a été mis sur les projets intégrateurs, avec un état des lieux détaillé de la construction du chemin de fer électrifié à écartement standard.

Chaque État membre a eu l’opportunité de présenter les défis et les avancées de son secteur des infrastructures. La République Démocratique du Congo (RDC) a vu ses intérêts et sa vision portés par la CEPCOR. Les efforts déployés pour fluidifier le transit ont été salués par les usagers, qui notent un impact positif croissant sur leurs opérations.

La dimension stratégique du Corridor Central a été réaffirmée par la présence de partenaires techniques et financiers de premier plan, parmi lesquels : la Banque Africaine de Développement (BAD), TradeMark Africa, la GIZ, l’Union Européenne (délégations de Tanzanie et du Burundi), la RVO et la Banque Mondiale.

Il convient de rappeler que le Corridor Central bénéficie de l’appui de la BAD, qui accompagne l’élaboration de lignes directrices pour l’exploitation des ports secs et la mise en place de cadres opérationnels robustes pour les corridors de transport multimodal. Cette réunion témoigne, une fois de plus, de la volonté commune des pays membres de transformer cet espace en un véritable moteur de croissance économique pour l’Afrique de l’Est et Centrale.

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