Uvira, Sud-Kivu:- Dans une table ronde organisée par l’ONG CEDIER en partenariat avec l’OXFAM grande bretagne, Mercredi 31 Janvier 2024 dans la salle dite Auditorium des femmes d’Uvira, les femmes venues du Groupement de Bijombo, notamment celles du village Muramvya et Masango, disent que leurs enfants sont prises à mariage à moins de 15 ans. Devant l’administrateur du territoire d’Uvira, ces femmes accusent leurs maris à être à la base de cette pratique qui va à l’encontre de la loi. Selon ces femmes leurs maris ne font que viser la dote même si l’enfant n’a pas encore atteint l’âge, ils sont prêts pour donner à mariage leurs filles sans tenir compte l’âge.
Selon ces femmes, en groupement de Bijombo, les jeunes filles souvent sont pris à mariage sans leur consentement car, d’abord elles n’ont pas encore atteints l’age de se marier plus les coutumes rétrogrades qui ne donnent pas à ces filles l’opportunité de discuter avec leurs parents sur le dossier des mariages précoces. Selon ces femmes les hommes ne concertent pas leurs femmes quand il faut prendre des décisions sur la question des mariages de leurs enfants.
Nous femmes de Masango, avons des problèmes sérieux. Si nous osons de dire que nos enfants filles et garçons ne doivent pas se marier avant d’atteindre l’âge exigé par la loi du pays, nous sommes menacées par nos époux qui ne nous considèrent pas dans la prise de décisions pour le bien être de nos foyers. Nous sommes fatiguées suite à ces genres de cultures. Les enfants nous appartiennent tous et les hommes et nous femmes, mais quand il faut prendre la dote pour une fille qui va se marier ou donner la dote pour le garçon qui va épouser nous ne participons pas dans la prise des décisions. Nous demandons aux organisations humanitaires et aux autorités du territoire de sensibiliser les hommes d’abord sur le respect des droits des femmes mais aussi sur le code de famille, a dit une femme du villege Masango.
Ces femmes confirment que leurs enfants filles et garçons qui se marient à bas âges rencontrent plusieurs difficulté liées à la gestion de leurs foyers. Ma fille s’est mariée à l’âge de 14 ans, je ne suis pas en paix depuis qu’elle a été prise à mariage. Il y a quelques jours, elle a mis au monde. Mais elle n’est pas capable de supporter la famille. Vous le savez chez nous, nous vivons grâce à l’agriculture, alors vous vous imaginez une enfant de 14 ans qui a déjà mis au monde, est-ce qu’elle sera capable de faire les travaux ménagers, gérer son bébé et cultiver son champ pour la survie de sa famille. Souvent je suis obligée de prendre en charge cette enfant qui s’est déjà mariée, ceci par ce que entant que parent je ne peut pas croiser les bras devant une telle situation qui a frappée mon enfant, si non elle risque de mourir et laisser son bébé et dans tous ça, mon mari ne peut jamais m’aider, si il a déjà consommé la dote, le reste il est tranquille, a dit avec regret une femme de Muramvya qui a participé dans la table ronde de CEDIER.
Face à face avec ses administrés le numéro un du territoire d’Uvira, monsieur Mabiswa Selemani, a demandé aux hommes de donner la parole à leurs femmes quand il faut décider sur les affaires qui concernent le foyer. Cette autorité ajoute, nous devons abandonner certaines pratiques dans nos cultures, car le contexte a évolué et les choses doivent changer, j’insiste, les hommes sont demandés d’accepter celà. Les enfants appartiennent aux femmes t aux hommes, pour celà vous devez discuter avant de prendre toute décision qui concerne ces enfants, pas question de marginaliser et déconsidérer la femme dans son propre foyer, a dit avec insistance l’administrateur du territoire d’Uvira, Mabiswa Selemani.
En pleine séance d’échange devant les responsables de la police basés à Muramvya et à Masango, monsieur Mabiswa Selemani, demande aux éléments de la PNC basés dans le hauts plateaux et surtout en groupement de Bijombo de chercher les infractions et arrêter toute personne impliquée directement ou indirectement dans cette affaire des mariages précoces, insiste l’administrateur du territoire d’Uvira.

