Depuis jeudi 24 avril 20 25 jusqu’au matin du vendredi 25 avril, des coups de balles résonnent dans les montagnes surplombant la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Cette situation seme la panique au sein de la population locale, qui craint pour sa sécurité.
Les bruits d’armes lourdes et légères ont alimenté l’inquiétude, amplifiée par l’incertitude quant à l’identité des auteurs et les raisons de ces tirs.
Le Lieutenant Marc Elongo, porte-parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans le secteur opérationnel Sokola 2 sud du Sud-Kivu, a rapidement réagi en précisant que les tirs provenaient des éléments des FARDC en déploiement dans les montagnes surplombant la ville d’Uvira.
Selon lui, ces militaires étaient en mission pour sécuriser la ville et renforcer la présence de l’armée dans cette partie. Cependant, il n’a pas fourni d’explications claires sur les raisons qui ont poussé les soldats à tirer, laissant ainsi place à des spéculations.
Des sources indépendantes, proches du terrain, ont néanmoins évoqué un autre scénario. Elles parlent d’affrontements entre les FARDC et les Wazalendo. Ces sources avancent que les Wazalendo, opposés à l’installation de l’armée dans les montagnes, ont engagé des échanges de tirs avec les FARDC.
Une version qui semble corroborer des informations circulant depuis le début de la semaine concernant des échanges de balles dans le quartier de Rugenge, à Uvira, bien que les autorités militaires n’aient pas encore confirmé cette version des faits.
Les acteurs de la société civile, quant à eux, ont dénoncé cette escalade de violences entre les FARDC et les Wazalendo, appelant à une clarification de la situation et à une gestion plus transparente des troupes dans cette partie.
Selon ces acteurs, les affrontements ne font qu’ajouter à l’instabilité qui touche déjà la ville d’Uvira et ses environs, exacerbant la souffrance des civils.
La question qui reste en suspens est celle des raisons sous-jacentes de ces tensions. Pourquoi les Wazalendo s’opposent-ils à l’installation des FARDC dans les montagnes, et comment ces affrontements peuvent-ils impacter la sécurité des habitants d’Uvira, déjà fragilisée par plusieurs années de conflits.
La population, inquiète, attend des réponses claires des autorités pour apaiser les tensions et éviter que la situation ne dégénère davantage.

