Uvira:des couples modèles partagent leurs expériences pour prévenir les violences basées sur le genre

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Kavimvira, 09 janvier 2026: Dans le cadre du projet « Ma voix contre les violences basées sur le genre », l’organisation Centre de Développement Intégral de l’Enfant Rural « CEDIER », avec l’appui de la GIZ/VSGB, a organisé ce vendredi une séance de partage d’expériences en faveur des couples modèles, axée sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). L’activité s’est tenue dans l’une des salles de l’Institut du Lac à Kavimvira, dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu.

Cette rencontre a réuni 25 couples issus des communautés locales, engagés dans la promotion des relations familiales harmonieuses et respectueuses des droits humains. Elle vise à créer un cadre d’échanges francs et constructifs autour des réalités vécues dans les foyers, tout en mettant en lumière les pratiques positives pouvant inspirer d’autres ménages.

Selon Armel Rusake Rutebeza, chargé de programme au sein de CEDIER, l’objectif principal de cette activité est decontribuer au changement durable des comportements, des attitudes et des perceptions des membres des communautés dont les femmes, filles, hommes ainsi que leaders communautaires face aux violences basées sur le genre. « Nous voulons que chaque participant devienne un acteur de premier plan dans la prévention des VBG, aussi bien au niveau des familles que dans la communauté », a-t-il souligné.

Au-delà de la sensibilisation, la séance a également offert un espace de parole aux couples modèles, leur permettant de partager leurs expériences sur la manière dont ils gèrent les conflits conjugaux et préviennent les violences basées sur le genre au sein de leurs ménages. Ces témoignages ont mis en évidence que les VBG trouvent souvent leurs racines dans des problèmes structurels du quotidien.

Lors des échanges, plusieurs participants ont identifié parmi les causes récurrentes des violences au sein des foyers : la mauvaise gestion financière parfois par les hommes, lemanque de préparation à la vie conjugale, linsuffisance de communication entre partenaires, ainsi que la non-implication des femmes dans la prise de décisions familiales. Ces facteurs, ont-ils reconnu, fragilisent l’équilibre du ménage et favorisent les tensions pouvant déboucher sur des violences basées sur le genre.

Dans cette activité certains couples ont donné leurs témoignages de comment ils vivent en paix sans aucune violence basée sur le genre. Le couple de monsieur Ephrahim Kajina marié à madame Chakubwa Kyala, confirme qu’avec 25 ans de mariage ils vivent en harmonie en se respectant mutuellement. Le mari témoignage, l’argent de commerce de ma femme c’est moi qui le garde, elle a confiance en moi et moi j’ai confiance en elle. Avant d’entreprendre un quelconque projet nous échangeons et nous prenons des décisions ensemble. Elle me respecte et moi je fais la même chose et nous pensons que cela est un grand héritage pour nos enfants. Nous demandons aux autres de nous emboîter le pas.

De l’autre côté c’est le couple de monsieur Daniel Nakihinga et madame Matumaini Nakihinga Ngulikire. Plus de 20  aussi de mariage la vie reste heureuse entre ces personnes en union. Selon monsieur Daniel, un homme qui aime sa femme ne peut jamais cacher son salaire ou cacher ses  sources de revenue à sa femme.

Nous menons une vie de partage dans tout, nous dialoguons avant de prendre des décisions qui concernent notre foyer et cela est resté un pilier pour nous. Les travaux menagers quand ema dame n’est pas en forme, je les fais sans souci car c’est la partie de mon corps, a-t-il conclu.

Face à ces constats, les couples participants ont pris des engagements concrets à l’issue de la journée. Ils se sont notamment engagés à promouvoir une communication permanente et constructive, à renforcer lerespect mutuel, à valoriser les droits des femmeset à œuvrer ensemble pour atteindre desobjectifs communs au sein du couple.

Pour CEDIER, cette activité marque une étape importante dans la lutte contre les violences basées sur le genre au Sud-Kivu. En misant sur l’implication active des couples et des leaders communautaires, l’organisation espère impulser un changement profond et durable des mentalités, condition essentielle pour bâtir des familles et des communautés exemptes de violences et surtout celles basées sur le genre.

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