La situation sécuritaire se dégrade dans le village de Kilembwe, chef-lieu du secteur de Lulenge, en territoire de Fizi. Selon les alertes de la société civile locale, des tensions croissantes entre deux factions de groupes armés “Wazalendo” font craindre des affrontements imminents.
Un climat de provocation permanente
Sous couvert d’anonymat, un acteur de la société civile de la zone précise que la rivalité oppose les forces d’autodéfense Bilose Bishambuke, dirigées par un certain Mbeele, aux éléments de la CNPSC de William Amuri Yakutumba (notamment la branche FPL du commandant Mathieu).
Ces deux groupes, censés être des forces alliées sur d’autres fronts, se livrent désormais à des démonstrations de force en plein centre de Kilembwe. Selon notre source, les combattants multiplient les provocations pour « prouver à la population qui est le plus puissant ».
Un danger imminent pour les civils
La population vit dans la peur constante de se retrouver entre deux feux. L’acteur de la société civile prévient que si aucune mesure n’est prise, le village pourrait basculer dans la violence urbaine :
« À Kilembwe-centre et ses environs, le pire peut survenir à tout moment en raison des menaces permanentes entre ces factions Wazalendo. S’il n’y a pas de réactions fermes et urgentes de la part des autorités compétentes, nous allons vivre un drame. »
Une insécurité grandissante
Au-delà de cette menace d’affrontement direct, la cohabitation avec ces hommes armés pèse lourdement sur le quotidien des habitants. De nombreux cas de violations des droits humains sont rapportés dans le village, notamment :
Des pillages de denrées alimentaires.
Des vols de bétail et de volailles.
Des intimidations récurrentes contre les civils.
La société civile appelle à une implication immédiate des autorités militaires et administratives pour désamorcer la crise et protéger les habitants de Kilembwe avant que la situation ne devienne incontrôlable.

