Le trafic a officiellement repris le lundi 23 février 2026 entre la RDC et le Burundi. La réouverture du poste frontalier de Kavimvira (Uvira) et de celui de Gatumba (Burundi) marque la fin d’une période d’incertitude économique pour la région.
C’est un ouf de soulagement pour les populations frontalières. Après plus de deux mois de paralysie, les barrières entre la ville d’Uvira, en République Démocratique du Congo, et Gatumba, au Burundi, ont été levées. Cette décision fait suite à une amélioration notable de la situation sécuritaire dans cette zone stratégique.
Le poste de Kavimvira ne se limite pas à une simple délimitation territoriale ; il est la porte d’entrée principale des marchandises destinées à la deuxième ville du Sud-Kivu en provenance d’Afrique de l’Est.

Ce point de passage assure la connexion vitale entre :le port de Kalundu (Uvira), deuxième poumon économique de la région ;le port de Bujumbura (Burundi) et le port de Kigoma (Tanzanie) et l’accès vers Dar es Salam par voie routière.
Cette reprise va relancer les échanges commerciaux au sein du Corridor Central, une structure régionale essentielle qui facilite le transport en toute sécurité des personnes et des biens.
Du côté congolais, cette réouverture est perçue comme une solution d’urgence. Durant la fermeture, tout le système était grippé : des services douaniers aux commerçants transfrontaliers, en passant par les agripreneurs dont la survie dépend du mouvement quotidien entre les deux pays.
À Gatumba comme à Kavimvira, la joie se lit sur les visages. Un seul mot d’ordre circule : la reprise des activités génératrices de revenus.
« Nos agences vont enfin pouvoir reprendre les transits sur l’axe Uvira-Bujumbura-Tanzanie-Zambie », se réjouissent plusieurs chauffeurs et propriétaires de véhicules, parmi les plus durement touchés par la fermeture.

Au-delà du commerce, cette mesure renforce la cohésion au sein des pays membres du Corridor Central. Les autorités locales espèrent que cette réouverture sera pérenne afin de garantir la stabilité économique des communautés riveraines qui ont lourdement payé le prix de ces huit semaines d’inactivité.

