Sud-Kivu, RDC — Une nouvelle vague de violences dans les territoires d’Uvira et de Fizi, dans la partie sud de la province du Sud-Kivu. Dans un rapport de monitoring publié jeudi 16 octobre 2025, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) dénonce une situation sécuritaire alarmante marquée par des affrontements armés, des morts et des blessés.
Selon ce rapport signé par Mafikir Mashimango Martin, coordinateur provincial de la NSCC Sud-Sud Kivu, plusieurs incidents ont été enregistrés au cours des deux dernières nuits.
Selon cette source, dans le territoire de Fizi, secteur de Mutambala, au village d’Aùngù, dans la nuit du 15 au 16 octobre, une jeune fille et sa grand-mère, âgée d’environ 50 ans, ont été tuées dans des circonstances encore floues. La population locale, en état de choc, demande l’ouverture urgente d’une enquête.
Dans la plaine de la Ruzizi au village Bwegera, en territoire d’Uvira, des crépitements de balles ont été signalés aux alentours de 20h00. Un homme a été grièvement blessé par balles suite à une altercation liée à un conflit d’ordre conjugal impliquant un ressortissant burundais. Il a été évacué vers une structure sanitaire du milieu.
Dans le même rapport de la NSCC, toujours dans le territoire d’Uvira, au village de Biriba, une violente confrontation a opposé les éléments du général autoproclamé Nyerere Bunana à ceux de son ancien collaborateur général auto proclamé Makanika. Selon des sources locales l’accrochage a duré près d’une heure, plongeant ainsi la population dans une psychose sans précédente. Le bilan provisoire fait état de trois blessés.
Dans son rapport de Monitoring la Nouvelle société civile précise que dans le groupement d’Itara Luvung , des échanges de tirs ont été attribués aux factions de Kiyaye et Kangadadi tous des élément Wazalendo. Des sources locales font savoir que le calme est revenu après.
La NSCC déplore la persistance d’une insécurité chronique dans ces zones, alimentée par la prolifération d’armes légères, la présence incontrôlée de groupes armés et des tensions communautaires non résolues. “La situation reste extrêmement préoccupante”, a déclaré Mafikir Mashimango Martin, appelant à une réponse urgente des autorités.
Face à cette montée des violences, la NSCC propose plusieurs mesures urgentes en recommandant au Gouvernement provincial de convoquer sans délai une réunion stratégique avec les Wazalendo, afin de mieux coordonner les efforts de sécurité dans la plaine de la Ruzizi et aux autorités judiciaires et sécuritaires diligenter des enquêtes sérieuses et impartiales pour identifier les auteurs de ces violences et les traduire en justice. Cette série d’événements met témoignent l’extrême la détérioration de la situation sécuritaire au Sud-Kivu, où les populations civiles restent les principales victimes de violences armées à répétition.

