Faisant suite à l’alerte face à une probable épidémie de variole de singe après enregistrement du premier cas suspect à l’hôpital Saint Joseph de Kamanyola en territoire de walungu la semaine passée, en mission d’itinérance effectuée à Kamanyola ce lundi 8 avril 2024, le médecin chef de zone de santé de Nyangezi Olivier Kabarati appelle à la vigilance en attendant les résultats des examens du laboratoire.
Considérant la situation géopolitique de cette entité qui constitue la porte d’entrée et de sortie des pays de grands lacs, entre la ville d’Uvira et celle de Bukavu, il pense que si les mesures barrières ne sont pas prises en compte pour freiner la propagation de cette épidémie, les choses vont tourner mal.
« Je suis à Kamanyola pour cette cause, et avec les signes visiblement identifiés on fait allusion à l’épidémie de variole de singe mais en attendant les résultats du laboratoire, devons-nous organiser localement par ce que cette épidémie est plus contagieuse et dangereuse. Elle se transmet d’une personne à une autre par les mains, par rapport sexuel et bien d’autres canaux auxquels la population doit veiller.Mais, la plus meilleure prévention c’est éviter les contacts directs et se laver régulièrement les mains » ajoute Olivier Kabarati
Depuis le mercredi 3 avril plus de cinq cas ont été enregistrés et dans l’allure où vont les jours, la courbe de la prévalence épidémiologique prouve que la situation risque de prendre l’ampleur les jours à venir. A préciser que les patients sont pris en charge à l’hôpital Saint Joseph de Kamanyola en attendant l’intervention des éventuels partenaires qui interviennent dans ce secteur.

