Kamanyola : des survivants des conflits armés retrouvent espoir grâce à un accompagnement psychosocial de RENAF

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Dans le territoire de Walungu en cité de Kamanyola au Sud-Kivu, les séquelles des conflits armés ne se limitent pas aux pertes matérielles ou aux déplacements forcés. De nombreuses personnes continuent de vivre avec des traumatismes psychologiques qui affectent leur quotidien, leurs relations sociales et leur capacité à reconstruire leur vie.

Pour répondre à cette réalité, l’organisation Renaissance Africaine (RENAF) met en œuvre un programme d’accompagnement psychosocial destiné aux personnes déplacées, aux retournés et à toutes les victimes des violences armées.

A travers des séances d’écoute, des consultations individuelles, des groupes de parole et un accompagnement psychologique adapté, l’organisation aide les bénéficiaires à surmonter les traumatismes liés aux conflits. L’objectif est de restaurer leur bien-être émotionnel, de renforcer leur résilience et de favoriser leur réinsertion au sein de leurs communautés.

Selon Laurent Balagizi, coordinateur de RENAF, la santé mentale constitue un besoin humanitaire souvent négligé, alors qu’elle est essentielle pour permettre aux populations affectées de reprendre une vie normale.

« Ce projet vise à améliorer le bien-être psychologique des personnes traumatisées par les conflits armés et les violences basées sur le genre. À travers cet accompagnement, nous voulons les aider à retrouver confiance en elles, à reconstruire leurs liens sociaux et à participer de nouveau au développement de leurs communautés », explique-t-il.

Les bénéficiaires saluent cette initiative qu’ils considèrent comme une véritable source de soulagement après plusieurs années marquées par l’insécurité et les déplacements. Certains affirment que les séances de soutien psychologique leur ont permis de réduire l’anxiété, de mieux gérer leurs souvenirs traumatiques et de retrouver l’espoir.

Toutefois, ils soulignent que les besoins restent importants. De nombreuses familles vivant à Kamanyola continuent de souffrir des conséquences psychologiques des violences armées sans avoir accès à un accompagnement spécialisé. Ils lancent ainsi un appel aux organisations humanitaires et aux partenaires techniques et financiers afin de renforcer les interventions en santé mentale et soutien psychosocial dans cette partie du Sud-Kivu.

RENAF rappelle que la prise en charge psychologique est un élément indispensable de la réponse humanitaire. Au-delà de l’assistance matérielle, elle contribue à restaurer la dignité des victimes, à renforcer la cohésion sociale et à favoriser une reprise durable des communautés affectées.

Pour rappel, ce projet de santé mentale et soutien psychosocial (SMSPS) est mis en œuvre avec l’appui technique et financier d’Impunity Watch.

Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de La Benevolencija.

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