La divagation des animaux domestiques est désormais proscrite sur toute l’étendue de la cité de Kamanyola, dans le territoire de Walungu. Cette mesure, entrée en vigueur ce 13 mars 2026, émane d’une décision officielle du chef de cité visant à protéger les cultures locales.
Une mesure pour la sécurité alimentaire
Dans un communiqué officiel consulté ce vendredi par Kivutimes, le chef de cité, Hassan Shabani, justifie cette décision par l’accumulation de plaintes de la part des administrés. En cause : les bêtes domestiques en liberté qui dévastent les cultures et les jardins potagers. Ces derniers constituent pourtant un pilier essentiel de la subsistance de la population, particulièrement en cette période de crise aggravée par l’insécurité régionale.
La mesure concerne tous les types de bétail :Volailles (poules) ;Gros bétail (vaches) et Petit bétail (porcs, chèvres, etc.).
Tout animal circulant sans surveillance expose désormais son propriétaire à des poursuites par l’administration locale, déterminée à restaurer l’ordre.
Une exécution stricte par les autorités locales
Pour garantir l’efficacité de cette mesure, les chefs de villages et d’avenues ont reçu instruction de l’appliquer sans faille. Ils sont désormais autorisés à :Saisir tout animal trouvé en divagation,Interpeller les propriétaires concernés et Encourager les éleveurs à adopter l’élevage en stabulation (enclos fermé), conformément aux exigences actuelles.
Un accueil mitigé au sein de l’opinion
Si l’opinion publique reconnaît la nécessité de protéger les récoltes dans une entité à vocation agropastorale comme Kamanyola, certains observateurs appellent à la nuance.
Puisque l’agriculture et l’élevage rural représentent les principales sources de revenus de la région, plusieurs voix suggèrent que l’autorité locale devrait favoriser un terrain d’entente. L’objectif serait de préserver l’interdépendance entre éleveurs et agriculteurs, afin de garantir la cohésion sociale tout en protégeant le patrimoine de chacun.

