Kinshasa a accueilli une réunion stratégique concernant le projet multimodal de chemin de fer à écartement standard (SGR). Avec l’appui technique du Corridor Central, trois États membres dont la RDC, le Burundi et la Tanzanie ont réaffirmé leur engagement à matérialiser ce projet de voie ferrée électrifiée. Le tracé prévoit un départ d’Uvinza (Tanzanie), passant par Gitega (Burundi), avec pour terminus Kindu (RDC).
Sur invitation du ministre congolais des Transports, Jean-Pierre Bemba, les participants ont examiné et approuvé le rapport intérimaire couvrant les opérations ferroviaires, la signalisation, les télécommunications et les composantes énergétiques. Les délégations ont insisté sur la nécessité d’accélérer les livrables restants afin de respecter les délais convenus.

Dans son allocution d’ouverture, Jean-Pierre Bemba a souligné la dimension structurelle de cette initiative :
« Ce projet n’est pas une simple infrastructure. Il constitue un puissant levier de transformation économique et territoriale. Il vise à désenclaver plus de 21 territoires en RDC, à réduire significativement le coût du transport, à fluidifier la circulation des personnes et des marchandises, et à renforcer l’intégration économique entre nos trois pays. Il s’inscrit pleinement dans la stratégie de diversification de l’économie congolaise en offrant aux provinces de l’Est et du Centre un accès compétitif aux marchés régionaux et internationaux. »a-t-il dit

Le ministre des Transports a précisé que depuis la signature du mémorandum d’entente bilatéral entre la RDC et le Burundi, des progrès significatifs ont été enregistrés, notamment :La signature à Dar es Salam du protocole d’accord tripartite, La réunion des ministres des Finances à Washington, consacrée aux stratégies de mobilisation des ressources ;La réaffirmation de la volonté politique des chefs d’État lors de la visite du président Félix Tshisekedi au Burundi en mai 2022 et la signature de l’accord de financement conjoint entre la RDC et le Burundi en 2022 à Kinshasa.

Ces progrès ont été salués par le secrétaire exécutif du Corridor Central, Me Flory Okandju :
« À ce jour, le rapport initial a déjà été approuvé. Le rapport sur les tracés du chemin de fer – c’est-à-dire là où la voie va passer ainsi que le rapport sur la signalisation ferroviaire ont également été validés. »
Le consultant du projet a, de son côté, sollicité l’accompagnement des États membres pour la finalisation des études de faisabilité :
« Ce projet est très important et implique différents partenaires. Il est essentiel d’avoir des bases solides et de s’accorder sur l’alignement pour bien avancer », a-t-il souligné.

Cette session a réuni des ministres, des hauts fonctionnaires et des experts techniques des trois pays. Ce projet est désormais considéré comme le principal moteur de développement régional, capable de débloquer le potentiel des secteurs minier, agricole, de la pêche et du commerce transfrontalier.

