Le mercredi 26 février 2025, la ville d’Uvira a accueilli le premier conseil provincial de sécurité, présidé par Me Jean Jacques Elakano, vice-gouverneur de la province du Sud-Kivu, en présence des membres du gouvernement provincial.
Cette rencontre a été marquée par des échanges sur la situation sécuritaire dans la partie sud du Sud-Kivu et la nécessité de renforcer la cohésion sociale entre les communautés.
Dans son discours, Me Jean Jacques Elakano a insisté sur l’importance de promouvoir la paix et la cohabitation pacifique entre les populations. Il a souligné qu’aucun congolais ne devait être victime d’agression en raison de son appartenance ethnique ou de son faciès.
L’autorité provinciale a précisé avoir donné des instructions claires aux services de sécurité pour assurer la protection des citoyens et veiller à ce que de tels actes de violence ne se reproduisent plus.
Le vice-gouverneur a également expliqué que ce conseil de sécurité était un message fort concernant l’installation temporaire du gouvernement provincial à Uvira, en attendant que la ville de Bukavu qui reste dans les mains du M23 soit récupérée.
Il a indiqué que le gouvernement provincial prendrait les mesures nécessaires pour maintenir l’ordre et la sécurité de tous, tout en encourageant une atmosphère de la cohésion sociale entre communautés.
Cette déclaration fait suite à plusieurs incidents inquiétants dans la ville d’Uvira, où des personnes ont été agressées en raison de leur appartenance ethnique. Un exemple marquant est l’attaque survenue au quartier Kabindula, dans la commune de Kalundu, où la famille du Pasteur Ndatinya Simon de l’église 37ème CADC été attaquée en plein jour par des miliciens dit Wazalendo.
Les assaillants ont dérobé plusieurs biens de valeur, y compris des téléphones portables et le véhicule du Pasteur. Bien que le véhicule ait été restitué après intervention, d’autres biens restent introuvables.
Ces actes violents ne sont qu’une partie d’une série d’attaques qui se sont produites dans la ville, plongeant les habitants dans un état de peur et de psychose.
De nombreuses familles vivent désormais dans l’angoisse, et le besoin d’une réponse rapide et efficace des autorités est devenu plus urgent que jamais.
Me Jean Jacques Elakano a ainsi réaffirmé son engagement à mettre en œuvre des mesures concrètes pour restaurer la paix et garantir la sécurité des citoyens, tout en condamnant fermement toute forme de stigmatisation et de violence fondée sur des critères ethniques.

