Minembwe: Lynchage du capitaine Kabongo: Nous demandons au gouvernement congolais de ne pas se taire

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MINEMBWE, SUD-KIVU:- Dans un communiqué publié tard dans la soirée de, le Jeudi 09 Novembre 2023, la société civile noyau de Minembwe condamne la mort de Gisore Kabongo Patrick, officier supérieur de FARDC, qui a été lapidé jusqu’à perdre sa vie, en pleine journée.
Dans ce communiqué signé par, monsieur Mufashi Santos, vice président de cette structure citoyenne, il est inconcevable qu’un militaire en tenue de son travail, sans arme soit tué à cause de son faciès.
Selon cette société civile, cette mauvaise nouvelle a choqué les parents de cet officier qui sont à Minembwe. Dans le même communiqué, la société civile de Minembwe confirme que cet acte ignoble qu’a été victime cet officier FARDC, est le résultat des discours de haine propagés par les hommes politiques à mal de positionnement.
Cette structure citoyenne ajoute, “la société civile condamne avec forces ce comportement criminel qui caractérise nos compatriotes, tout en présentant nos très sincères condoléances à la famille du disparu, nous demandons au gouvernement congolais de ne pas se taire face aux discours de haine que font circuler les politiciens et qui sont à la base de ces atrocités. La communauté internationale devrait également se ressaisir et prêter une attention particulière à nos alertes sur ces actes perpétrés contre les Banyamulenge.“
La société civile noyau de Minembwe, renseigne que la victime laisse derrière, deux veuves et 9 orphelins, elle profite cette occasion pour présenter ses condoléances les plus émues à la famille du défunt. Dans le même communiqué la société civile noyau de Minembwe signale que ces genres d’actes rappelle d’autres commis dans les mêmes sens aux militaires FARDC, issus de la communauté Banyamulenge. Elle dit, cet acte rappelle les mêmes événements vécus à Lweba ( Fizi) en décembre 2021 quand le major Kaminzobe Joseph a subi le même sort en présence de son chef hiérarchique et à Kalima ( Maniema) en juin 2022 quand un commerçant Munyamulenge monsieur Ntayoberwa Rugenza fût également brûlé vif.
L’insécurité à l’Est de la RDC, est devenue un sujet à débat quotidien mais la solution reste un rêve pour la population de cette partie du pays. Au Nord et au Sud-Kivu, la montée de la propagation des messages de haine est suivie par les violences. Les civils comme des militaires et policiers sont victimes de ces conséquences. Les hommes politiques ne cessent de faire des déclarations montrant qu’ils défendent les intérêts de leurs communautés mais jusque-là, ces communautés dans l’ensemble restent victimes de la manipulation qui amène aussi les communautés dans un cercle de violences sur violences.
Les autorités congolaises font des déclarations jour après jour pour condamner les violences et les messages de haine mais aucun changement qui s’observe.
La présence des plusieurs forces de maintien de la paix en RDC, ne donne pas une réponse aux problèmes du peuple congolais. Certaines d’elles sont attaquées par la population en colère en disant que ces forces jouent la complicité des ennemis du pays.

La question de contestation de certaines communautés par d’autres compatriotes qui les qualifient souvent des étrangers est une arme et un catalyseur de certains hommes politiques pour exacerber les conflits intercommunautaires. Ces conflits entre communautés sont devenus comme business pour ces hommes politiques congolais qui ne visent que leurs propres intérêts. Certains politiciens ont été sanctionnés par les institutions de la diplomatie internationale. La cause de ces sanctions est la propagation de messages et discours de haine mais ces mesures prises contre ces auteurs des messages de haine semblent être sans impact car les mêmes personnes continuent avec leurs pratiques.

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