Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) et Integrated Refugee Organization (IRO) recommandent au gouvernement de réglementer les prestataires de services afin d’établir les tarifs uniformes pour les citoyens en RDC.Ces organisations recommandent aussi aux organisations non gouvernementales de collaborer avec la communauté internationale pour demander des comptes au gouvernement congolais en cas des violations de droit de citoyen de jouir de l’internet.
Ces recommandations et autres figurent dans un Rapport de recherche sur la coupure d’Internet, la censure et la surveillance en République Démocratique du Congo (RDC) avant, pendant et après les élections générales de 2023.
La présentation officielle de ce rapport s’est tenue en ligne le mercredi 26 février 2025, par PPI et IRO.
Selon Jonathan Magoma directeur a.i de Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) cette recherche visait à analyser l’impact des restrictions numériques en RDC et à formuler des recommandations pour garantir un Internet libre, sécurisé, accessible et fiable.
Il indique que ce rapport note qu’il n’y avait pas de coupure ni censure sur internet lors des élections générales de 2023. Jonathan Magoma félicite le gouvernement congolais pour ce geste, contrairement en 2018 lors des élections ou le gouvernement avait coupé l’internet. PPI et IRO indiquent dans ce rapport également que les citoyens n’avaient pas été surveillés ou contrôlés.
Toutefois ce rapport note que les citoyens ont été d’une manière ou d’une autre, victimes d’intimidations ou de harcèlement lié à la défense ou rapportage en ligne pendant cette période électorale et la liberté numérique n’a pas été très respecté. Le rapport signale que l’accès à l’internet reste un problème majeur pour la plupart des citoyens, les défenseurs de droits de l’homme et des journalistes en RDC. Il y a aussi la disparité des tarifs et des coûts élevés pour acheter des forfaits internet chez les maisons de télécommunication et la défectuosité des infrastructures n’assurant pas une meilleure qualité.
Ainsi ce rapport recommande que des défenseurs des droits humains soient formés d’avantage pour mieux surveiller et censure sur internet et autres formes d’abus par le gouvernement. Les médias sont appelés à mener les programmes de sensibilisation, d’éveil de conscience pour permettre aux citoyens de promouvoir la bonne gouvernance et de défendre le droit de l’homme.
Jonathan Magoma souligne que ce rapport sera déposé aux autorités gouvernementales de la RDC et aux organisations d’accompagnement pour un plaidoyer visant l’accès à l’internet effectif.
L’étude a été menée avec une approche méthodologique mixte combinant les données qualitatives et quantitatives, questionnaires, entretiens et analyses de cas.
La présentation de ce rapport a réuni en ligne, es experts en droits numériques, journalistes, défenseurs des droits humains, organisations de la société civile, acteurs des médias et autres parties prenantes.

