Le photojournaliste congolais Janvier Barhahiga a été distingué dans la catégorie Photojournalisme du Prix Mondiapress Médias 2026 pour son travail intitulé « Après le feu : deuil, traumatisme et résilience à Bukavu ». La cérémonie officielle est annoncée le 22 octobre 2026 à l’UNESCO, à Paris.
Le travail photographique de Janvier Barhahiga, consacré aux conséquences humaines d’un incendie à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, a été retenu par le jury du Prix Mondiapress Médias 2026.
À travers cette série d’images, le photojournaliste documente les conséquences du drame sur les familles touchées, notamment le deuil, les traumatismes et les difficultés auxquelles sont confrontés les survivants.
Pour Janvier Barhahiga, cette reconnaissance constitue également une occasion de mettre en lumière les réalités humaines qui se trouvent derrière les statistiques et les bilans des catastrophes.
« Cette reconnaissance me rappelle pourquoi je continue à faire du journalisme de terrain : témoigner, documenter et préserver la mémoire de nos sociétés à travers l’image », explique-t-il.
Un travail consacré aux victimes
Basé à Bukavu, Janvier Barhahiga couvre depuis plusieurs années les questions liées aux conflits, aux crises humanitaires et aux enjeux environnementaux dans l’est de la République démocratique du Congo.
Son travail photographique cherche notamment à documenter les conséquences des crises sur les populations civiles, en donnant une place aux témoignages et aux parcours individuels.
La série « Après le feu : deuil, traumatisme et résilience à Bukavu » s’inscrit dans cette démarche, en mettant l’accent sur l’après-drama et sur la manière dont les familles tentent de reconstruire leur quotidien.Le journaliste estime que la distinction revient aussi aux personnes photographiées et à leurs familles.
« Après le feu, il reste des cicatrices. Mais il reste aussi des vies, des mémoires et de la résilience à raconter », souligne-t-il.
Une cérémonie prévue à Paris
La remise officielle du Prix Mondiapress Médias 2026 est prévue le 22 octobre à l’UNESCO, à Paris.Depuis Bukavu, Janvier Barhahiga indique examiner les possibilités de participer à la cérémonie, notamment en raison des contraintes sanitaires d’ebola qui touche la partie Est de la RDC il ne partira pas en France.
La distinction intervient alors que le photojournalisme occupe une place importante dans la documentation des crises et des transformations sociales en République démocratique du Congo.
Pour le lauréat, l’enjeu dépasse ainsi la reconnaissance professionnelle : il s’agit également de contribuer, par l’image, à la conservation de la mémoire des événements vécus par les communautés.

