RDC : Le mouvement citoyen Machozi ya Raiya s’indigne de la recrudescence des violations des droits humains à l’Est du pays

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À l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le mouvement citoyen Machozi ya Raiya a  dénoncé la montée inquiétante des violations des droits humains dans plusieurs coins du pays, en particulier dans sa partie Est, en proie à des conflits armés depuis plusieurs décennies.

Dans une déclaration faite à la presse, le coordinateur national du mouvement, Dunia Amisi, a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie de “silence complice” des autorités face aux souffrances continues des populations civiles.

« Il est difficile de parler de célébration de l’indépendance lorsque des Congolais meurent chaque jour dans le Nord-Kivu, l’Ituri, le Sud-Kivu et d’autres parties de la RDC. L’indépendance n’a de sens que si elle garantit la vie, la sécurité et la dignité de chaque citoyen », a-t-il déclaré.

Selon Machozi ya Raiya, les massacres, les déplacements forcés, les violences sexuelles et les enlèvements sont devenus monnaie courante dans les zones de conflit, sans que des réponses efficaces ne soient apportées. Le mouvement appelle le gouvernement congolais à “prendre enfin ses responsabilités” pour protéger la population et restaurer l’autorité de l’État dans les zones délaissées.

Dans sa déclaration, le mouvement a proposé plusieurs pistes de solutions, notamment : Le renforcement de la discipline au sein des forces armées, avec un encadrement axé sur le respect des droits humains. La lutte contre l’impunité, en traduisant en justice les auteurs des crimes et en protégeant les témoins.

Machozi ya Raiya rappelle que l’indépendance ne doit pas seulement être un événement commémoratif, mais une promesse vivante d’un État juste, souverain et respectueux des droits de ses citoyens.

« Nous ne pouvons pas fêter pendant que d’autres enterrent leurs proches dans l’anonymat et l’abandon. Nous appelons à une mobilisation nationale et internationale pour faire de la paix une réalité pour tous », a conclu Dunia Amisi Amisi.

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