RDC – Sud-Kivu : Katja et ses collègues de Bruxelles financent la scolarité de plusieurs élèves démunis

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Sud-Kivu, RDC – À des milliers de kilomètres de l’est de la République Démocratique du Congo, un élan de solidarité silencieux, mais puissant, prend racine depuis plus de 13 ans.

À Bruxelles et au Luxembourg, des traducteurs et amis, emmenés par Katja, une fonctionnaire de la Direction Générale de la Traduction (DGT), ont décidé de faire la différence dans la vie de dizaines d’enfants et de familles vulnérables du Sud-Kivu et du Burundi.

Pour l’année scolaire 2025-2026, plusieurs élèves issus des régions d’Uvira, Bukavu, du Haut-Plateau de Minembwe, et même du Burundi voisin, ont vu leurs frais de scolarité entièrement pris en charge .

Une lueur d’espoir pour des familles souvent confrontées à l’impossibilité d’offrir une éducation à leurs enfants.

Des vies transformées grâce à l’éducation
Parmi les bénéficiaires, Rosine Françoise, fille de Marcianne Mwayuma, une veuve d’Uvira, pourra poursuivre sa scolarité grâce à cette aide. Émue, sa mère témoigne :

« Dieu a entendu mes prières. Honnêtement, je ne savais pas où j’allais trouver l’argent pour les frais de scolarité de ma fille. Que Dieu bénisse Katja et ses amis. »

À l’Institut Emmanuel , Riziki Namushikazi, élève en 3e secondaire, exprime également sa reconnaissance :
« Ma maman est cultivatrice. Trouver de l’argent pour l’école est très difficile pour elle. Je remercie vraiment les bienfaiteurs qui ont payé mes 150 $. »

Dans plusieurs établissements de la région, les noms des enfants aidés par la DGT résonnent avec espoir : Heritier, Mutula, Moïse, Jospin, Michel, Fidèle, Aigole, Julien, Rosine, et bien d’autres. À l’école primaire, Liam et Betty, eux aussi, poursuivent leur apprentissage sereinement.

Un soutien au-delà de la scolarité
Le soutien ne s’arrête pas aux frais scolaires. À l’Institut Magunda, Jules Emmanuel raconte comment sa famille a bénéficié du programme Christmas with Charity, qui a permis à sa mère de recevoir une chèvre. Aujourd’hui, la famille en possède quatre, grâce à la reproduction de l’animal.

« Nous remercions tous les donateurs qui nous soutiennent sans même nous connaître. »

Autre histoire inspirante : celle de Nishimwe Grace. Soutenue depuis six ans, elle vient d’obtenir son diplôme avec 66 points et se prépare à intégrer l’université. Dans sa région, cela reste un exploit, particulièrement pour une jeune fille.
« Toutes les filles de mon âge dans nos villages sont déjà mariées, souvent contre leur gré, faute d’accès à l’éducation. Moi, je remercie les donateurs qui m’ont soutenue, grâce à qui j’ai pu aller à l’école. »

Un engagement durable pour le développement local
Depuis plus d’une décennie, Katja et ses collègues mènent diverses actions solidaires en faveur des communautés rurales : paiement des frais scolaires, achat de moulins pour alléger la tâche des femmes, distribution de poules, de moutons et de chèvres aux familles vulnérables.

Selon plusieurs parents, certains des jeunes soutenus par ce réseau de solidarité ont déjà achevé leurs études universitaires et commencé à travailler, devenant à leur tour des piliers dans leur communauté.

À travers des gestes simples mais déterminants, cette initiative portée par des traducteurs européens montre qu’un engagement sincère, même à distance, peut changer des vies. Dans les collines reculées du Sud-Kivu, l’éducation, grâce à eux, devient peu à peu un droit, et non un luxe.

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