Journée de la Main Rouge à Uvira: un appel urgent pour mettre fin au recrutement des enfants dans les conflits armés

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Uvira, 12 février 2026: À l’occasion de la Journée internationale de la Main Rouge, le groupe de travail EAFG, l’organisation AJEDI-KA, son partenaire IP (Innovation in Peacebuilding) ainsi que d’autres membres du Sous-groupe de travail sur la protection de l’enfant d’Uvira et Fizi ont uni leurs voix pour appeler à une action collective urgente contre le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés.

Placée sous le signe de la sensibilisation et de la mobilisation communautaire, la commémoration s’est tenue à Katongo, en chefferie de Bavira, territoire d’Uvira au Sud-Kivu sur la route nationale dans le tronçon menant vers Makobola.

Des activités d’information et d’échanges ont été organisées en faveur des élèves et des responsables d’écoles, afin de renforcer la compréhension des droits de l’enfant et des mécanismes de protection existants.

Connue sous le nom de « Journée de la Main Rouge », la date du 12 février marque l’adoption, en 2002, du Protocole facultatif à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés. Ce texte interdit le recrutement et l’utilisation d’enfants et d’adolescents de moins de 18 ans dans les hostilités.

Vingt-quatre ans plus tard, les acteurs de la protection de l’enfance rappellent que cet engagement international demeure plus que jamais d’actualité.
« Les enfants associés à des groupes armés et à des forces armées ont droit à une libération immédiate et ont besoin d’aide pour leur réintégration », ont souligné les organisateurs lors des activités de sensibilisation.

Selon ces organisations, l’année 2025 a été marquée par une escalade des conflits armés dans plusieurs régions du monde. Les violations persistantes du droit international humanitaire et le mépris du droit international des droits de l’homme continuent d’avoir des conséquences dévastatrices pour les enfants, tant garçons que filles.

Dans les territoires d’Uvira et de Fizi, la situation reste particulièrement préoccupante. L’ampleur et l’intensité croissantes des violences, combinées à la diminution des financements humanitaires, fragilisent davantage les mécanismes de protection et mettent en péril l’avenir d’innombrables enfants.

Les organisations engagées dans le Sous-groupe de travail sur la protection de l’enfant alertent sur les risques accrus de recrutement, d’exploitation et de traumatismes psychologiques, dans un contexte où les familles et les communautés sont déjà profondément affectées par l’insécurité et la pauvreté.

Au-delà de la dénonciation, les acteurs locaux appellent à un soutien renforcé à tous les niveaux dont les ONG nationales et internationales, gouvernements, agences des Nations Unies et partenaires techniques et financiers.
L’objectif est de prévenir le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les groupes et forces armés; soutenir la libération immédiate des enfants associés aux forces et groupes armés (EAFGA); répondre efficacement à leurs besoins en matière de rétablissement psychosocial, d’éducation et de réintégration socioéconomique.

La réintégration durable des enfants affectés par les conflits nécessite un accompagnement global : soutien psychologique, réunification familiale, accès à l’éducation ou à la formation professionnelle, ainsi qu’une mobilisation communautaire pour lutter contre la stigmatisation.

À travers les activités organisées à Katongo, les membres du Sous-groupe de travail ont rappelé que la protection des enfants ne relève pas uniquement des institutions internationales, mais constitue une responsabilité collective impliquant les autorités locales, les écoles, les familles et les communautés.

La Main Rouge, symbole du refus du recrutement des enfants, se veut un rappel puissant : chaque enfant a droit à la protection, à l’éducation et à un avenir à l’abri de la violence.

En cette Journée internationale, les organisations partenaires d’Uvira et Fizi réaffirment leur engagement à poursuivre la sensibilisation, le plaidoyer et l’accompagnement des enfants affectés par les conflits armés.

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