Uvira: deux journées de sensibilisation sur la réduction des violences faites aux femmes vivant avec handicap et celles accusées de sorcières

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Dans le cadre de la campagne de 16 jours l’activisme contre les violences faites aux femmes, le bureau Genre, famille et enfant de la ville d’Uvira a organisé du 04 au 05 décembre 2024, une importante activité de sensibilisation visant à lutter contre les violences faites aux femmes, particulièrement celles vivant avec un handicap et celles injustement accusées de la sorcellerie. Cette initiative a été menée avec le soutien financier de la GIZ Calipro.

Les deux journées de sensibilisation se sont déroulées dans la salle auditorium des femmes d’Uvira, un cadre qui a réuni des activistes, des autorités locales, des représentants d’organisations de défense des droits humains, ainsi que des membres de la communauté locale. L’objectif principal était de mettre en lumière les formes de violences spécifiques auxquelles ces femmes font face, tout en incitant à une prise de conscience collective sur la nécessité d’agir pour leur protection.

Les femmes handicapées sont souvent confrontées à des discriminations multiples, exacerbées par leur vulnérabilité. Ce groupe de femmes subit des violences physiques, psychologiques et sexuelles, souvent invisibles dans les statistiques locales. Les interventions ont permis de rappeler que la société doit être plus inclusive et que les autorités et les organisations doivent garantir leur protection et leurs droits fondamentaux.

Dans de nombreuses parties de la République Démocratique du Congo, l’accusation de sorcellerie est une pratique profondément enracinée. Les femmes, souvent âgées, vulnérables ou vivant seules, sont particulièrement visées. Monsieur Timothée Yeka, psychologue Clinicien l’un des facilitateurs de cette activité, souligné la nécessité de lutter contre ces stéréotypes et croyances qui alimentent la violence et les discriminations à leur égard. L’impunité qui entoure ces pratiques doit cesser, et des mécanismes légaux doivent être mis en place pour protéger les victimes.

Madame Marie Mutila Ponga, cheffe de bureau genre, famille et enfant,  l’appelle à l’unité et à l’action collective pour éradiquer toutes formes de violence à l’égard des femmes. Les responsables politiques et les leaders communautaires ont été exhortés à renforcer les lois existantes et à promouvoir des actions de sensibilisation dans les communautés.

Cette journée de sensibilisation a constitué un pas important dans la lutte contre les violences faites aux femmes vivant avec handicap et celles accusées de sorcières à Uvira. Elle a permis de renforcer les liens entre les acteurs communautaires et institutionnels, et a encouragé la participation active de la population pour la défense des droits de ces femmes. Le Bureau Genre, Famille et Enfants continue de jouer un rôle clé dans la sensibilisation et la promotion de l’égalité des genres, avec l’espoir que ces actions aient un impact durable dans la réduction des violences faites aux femmes dans la région.

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