UVIRA, SUD-KIVU:- Les détenus à la prison urbaine d’Uvira, disent traverser un moment difficile suite aux mauvaises conditions de vie qu’ils mènent dans cette maison carcérale. Ces prisonniers expriment leur indignation ce jeudi 05 Octobre 2023, lors des cérémonies de clôture de la campagne de paix organisée par la composante jeunes de la société civile forces vives d’Uvira, dans le cadre de célébrer la journée internationale de la paix.
Ces détenus disent qu’ils font face au problème sanitaire, ils disent que souvent ils sont soignés sans être consultés médicalement. Dans un discours prononcé par le Directeur de cabinet du chef des prisonniers, il dit que parmi eux, il y a ceux qui totalisent 5 ans dans la prison sans être jugés. D’autres leurs dossiers sont portés disparus, difficile de savoir comment ces dossiers sont perdus regrettent les détenus dans leur mémorandum lu et déposé dans les mains des autorités de l’unité pénitentiaire de la MONUSCO, des représentants du BCNUDH, du représentant du Maire d’Uvira et des acteurs de la société civile forces vives.
Dans leur mémorandum, les détenus disent, certains de nous ne devaient pas être ici, ils n’ont pas de dossiers lourds, d’autres leurs dossiers sont en appel mais ça fait deux ans leurs dossiers ne bougent plus, ils n’ont pas des moyens financiers pour faire le suivi.
Selon ces prisonniers en dehors de ça, leur régime alimentaire les exposent aux diverses maladies comme la diarrhée et autres. Selon ce mémorandum ces détenus disent, nous consommons le foufou et les haricots chaque jours. Ça ne nous arrange pas, nous sommes aussi des humains malgré notre statut actuel des prisonniers. Nous recevons 75 Kg de farine par jour et 50 Kg des haricots pour nourrir plus de 600 personnes qui sont dans cette maison de correction d’Uvira.
Ces hommes et femmes se trouvant dans la prison urbaine d’Uvira, recommandent aux autorités de tout faire pour que les dossiers qui traînent dans des instances judiciaires puissent être suivi et remettre les accusés dans leurs droits. Ils recommandent également aux autorités sanitaires d’affecter un médecin et de disponibiliser un laboratoire médical à la prison urbaine d’Uvira afin que la santé des détenus soit garantie.
Dans une intervention lors de cette cérémonie, le représentant du bureau conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’homme BCNUDH, a demandé aux représentants des prisonniers de mettre sur la liste les noms de toutes personnes qui ont déjà totalisé deux ans et plus dans la prison sans passer devant le juge et ceux dont leurs dossiers tardent en appel, sur base de cette liste le BCNUDH pourra faire le plaidoyer auprès des concernés et faire le suivi de ces dossiers.
Pour ne pas attendre les interventions venant de l’extérieur seulement pour l’amélioration de leurs conditions de vie, les prisonniers doivent apprendre à entreprendre des activités génératrices de revenus. C’est ce que propose la société civile forces vives a travers cette activité organisée par sa composante jeunes, dirigée par monsieur AMISI PELE PELELO. Dans son intervention, le président de la composante jeunes confirme qu’il est déterminé pour sensibiliser les détenus afin qu’ils puissent se lancer dans l’entrepreneuriat afin de donner une réponse à leurs problèmes de vie. Une intervention partagée avec madame Godelive Lugambo, présidente de cette structure citoyenne qui encourage les détenus à entreprendre avec l’accompagnement des partenaires déjà disponibles.
Le représentant du Maire de la ville d’Uvira, a rassuré les détenus que l’autorité urbaine va continuer à faire les plaidoyers auprès de partenaires pour qu’à la fin les conditions des détenus soient améliorées. Pour lui, le Maire Kiza Muhato a déjà plaidé en faveur des détenus de cette maison carcérale et qu’aujourd’hui les conditions s’améliore petit petit.

