UVIRA, Sud-Kivu : À Uvira, dans la ville comme dans le territoire, la hausse du coût de la vie fragilise davantage des ménages déjà éprouvés par les crises récurrentes. La baisse des revenus, le chômage, la faiblesse des opportunités économiques et l’augmentation des prix des produits de première nécessité rendent de plus en plus difficile la satisfaction des besoins essentiels.
Pour de nombreuses familles, les dépenses liées à l’alimentation, aux soins de santé, au logement et à la scolarisation des enfants constituent une pression quotidienne. Face à l’insuffisance des revenus, certains ménages sont contraints de réduire certaines dépenses, de revoir leurs priorités ou de multiplier les activités génératrices de revenus pour faire face aux charges quotidiennes. Cette précarité économique ne se limite toutefois pas aux difficultés financières. Elle peut également avoir des conséquences sur le bien-être physique et psychologique des membres des familles. L’incapacité à assurer régulièrement une alimentation suffisante, à payer les soins ou à couvrir les frais scolaires peut accentuer l’anxiété, l’inquiétude et le sentiment d’insécurité.
Pour Louise Mazambi, membre de la Clinique de Consultance et d’Assistance Psychologique (CCAP Asbl), la vie chère, le chômage ainsi que les dépenses liées à la rentrée scolaire font partie des facteurs qui alimentent le stress économique. « Les difficultés économiques peuvent avoir des répercussions importantes sur la santé physique et mentale. Lorsque les besoins essentiels ne sont pas couverts, cela peut générer de l’anxiété, du stress et affecter le bien-être au sein de la famille », explique-t-elle.
Dans ce contexte, le renforcement des mécanismes de protection et d’accompagnement constitue un enjeu majeur. L’appui aux moyens de subsistance, le développement des activités génératrices de revenus et l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base pourraient contribuer à réduire la vulnérabilité des ménages.
De son côté Mbala Alimasi Junior, membre de la Division des Actions Humanitaires, souligne pour sa part les efforts engagés pour accompagner les ménages confrontés au stress économique. Il insiste également sur les obstacles qui limitent le relèvement des familles vulnérables.« Le soutien aux ménages vulnérables doit permettre de renforcer leurs moyens de subsistance et leur capacité à faire face aux différentes crises. L’accompagnement économique reste essentiel pour favoriser un relèvement durable des familles affectées », souligne-t-il.

