Uvira : le coût de la vie et le climat asphyxient les ménages vulnérables.

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A Uvira , la hausse du côut de la vie et les conditions climatiques deviennent un véritable fardeau pour les ménages  vulnérables . L’accès à une alimentation suffisante et diversifiée  constitue,  pour de nombreux ménages vulnérables à Uvira. Les femmes cheffes de ménage, les personnes déplacées et les familles ayant des jeunes enfants  particulièrement touchés. Eles font face d’une part  à la baisse de leurs revenus et d’autres part  ; à la hausse persistante du prix des produits alimentaires essentiels

Dans la cité de Kiliba, les mères de famille témoignent des difficultés à nourrir leurs proches et de leur sentiment d’abandon. « Comme il ne pleut pas normalement, nous avons du mal à trouver de la nourriture, car nous ne dépendons que des récoltes », confie l’une d’elles. La flambée des prix sur les marchés aggrave l’insécurité alimentaire des enfants.
Face à de faibles récoltes et des tarifs prohibitifs, ces mères se retrouvent dans une impasse matérielle et demandent une assistance d’urgence aux organisations humanitaires, peu importent les modalités de l’aide. 

Cette précarité a des conséquences directes sur la santé publique. Selon Heri, nutritionniste local basé à Uvira, l’insécurité alimentaire expose particulièrement les femmes enceintes, les femmes allaitantes et les jeunes enfants à de graves carences nutritionnelles.
Il souligne que la crise économique réduit drastiquement la diversité des aliments consommés au sein des foyers. Pour endiguer ce phénomène, le spécialiste préconise de renforcer le dépistage précoce et d’intensifier la prise en charge médicale de la malnutrition chez ces catégories de population les plus exposées. 

Des pistes de solution émergent pour tenter de renforcer la résilience de la communauté. Mapenzi Manyebwa, expert en développement communautaire, propose l’introduction de « champs intelligents » ou de cultures maraîchères à proximité immédiate des habitations.
Selon lui, cette approche permettrait aux femmes de nourrir leur famille tout en dégageant un excédent à vendre pour couvrir d’autres besoins essentiels. M. Manyebwa insiste également sur la nécessité de s’adapter aux bouleversements écologiques actuels.
Il recommande d’intégrer les petits producteurs au sein d’associations, en milieu rural comme urbain, afin qu’ils bénéficient d’un encadrement technique capable de structurer durablement la réponse face aux crises nutritionnelles de la région.

Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté par le consortium,UNPC, COMEL -RDC et UFMP.

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