Selon le Dr Bita, plusieurs facteurs, notamment le stress, l’exode rural, le changement du régime alimentaire et la sédentarité, sont à l’origine de la hausse alarmante des cas de diabète dans cette région.
Une statistique inquiétante évoquée par le Dr Dier Bita est la croissance des cas de diabète chez les enfants de moins de 5 ans. Ces derniers, selon lui, ne devraient pas consommer de lait de vache, car il représente une des causes majeures du diabète de type 1 chez les petits enfants.
Ce point met en évidence l’importance d’une alimentation saine et adaptée dès le plus jeune âge. La consommation excessive de lait de vache et d’autres aliments transformés pourrait contribuer à des troubles métaboliques chez les enfants..
Le Dr Bita souligne que la transition vers des habitudes alimentaires modernes à Uvira, souvent influencée par l’exode rural, joue un rôle significatif dans l’augmentation des cas de diabète.
De plus en plus de personnes, notamment les jeunes générations, adoptent un régime alimentaire riche en aliments transformés et en viande fumée, deux éléments cités par le médecin comme facteurs aggravants de la maladie diabétique.
Le stress, la sédentarité et le mode de vie urbain ont également été identifiés comme des facteurs contribuant au développement du diabète dans cette partie de la provinceduSud-Kivu.
Le mode de vie urbain, avec ses exigences professionnelles et sociales, encourage un manque d’activité physique et une surcharge de stress, deux éléments qui favorisent l’apparition du diabète de type 2.
Le manque d’exercice physique et l’augmentation des comportements sédentaires, notamment en raison de l’utilisation excessive des écrans et des transports motorisés, amplifient cette tendance.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le taux de diabète continue de croître de manière exponentielle à l’échelle mondiale, avec des projections indiquant que la maladie pourrait toucher jusqu’à 650 millions de personnes d’ici 2035.
Cette situation est d’autant plus préoccupante à Uvira, où la gestion et la prévention de la maladie restent un défi majeur pour les autorités locales et les professionnels de la santé.
Face à cette montée en flèche du diabète à Uvira, le Dr Bita recommande plusieurs mesures préventives à la population. Il insiste sur la nécessité d’éviter les médicaments traditionnels, souvent utilisés sans discernement, car ces derniers peuvent avoir des effets dévastateurs sur l’organisme humain.
Il met également l’accent sur l’importance du dépistage précoce et de la consultation dans des centres spécialisés en diabétologie.
Pour le Dr Bita, le suivi médical dans des établissements adaptés et le recours à des médecins spécialisés permettent de mieux gérer la maladie et d’offrir les soins appropriés.
Le diabète à Uvira est une problématique de santé publique qui mérite une attention urgente.
L’éducation de la population, la sensibilisation aux dangers d’une alimentation mal adaptée et l’incitation à un mode de vie plus actif sont des clés essentielles pour freiner l’augmentation des cas de diabète.
Comme le souligne le Dr Didier Bita Mushaniko, il est primordial que la population se fasse dépister régulièrement et qu’elle cherche des soins appropriés auprès de spécialistes afin de mieux comprendre et combattre cette maladie.

