Uvira: L’UFMP organise un atelier d’identification des causes de persistance des coutumes retrogrades et leurs moyens de mitigation

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Uvira, Sud-Kivu:- Parmi causes identifiées dans cet atelier organisé ce Jeudi 10 Octobre 2024 dans la salle des formations de la police à Kimanga, c’est notamment la mauvaise interprétation de la journée internationale des femmes par les femmes elles mêmes, faible vulgarisation des textes juridiques, le faible niveau d’engagement communautaire, faible implication des religieux, l’égoïsme des hommes, l’amélioration des coutumes sans y impliquer les autorités coutumières.

A cause de ces coutumes rétrogrades, les femmes des territoires d’Uvira et de Fizi et celles des villes de Baraka et d’Uvira vivent dans une insécurité permanente.Ces femmes sont marginalisées à causes de ces coutumes appliquées dans ces milieux.

Des moments forts en travaux de carrefour ont marqué cette activité où les participants regroupés dans différents groupes identifient les causes de ces coutumes rétrogrades et leurs moyens de mitigation. Des femmes qui parlent des réalités des coutumes rétrogrades un moment qui attire l’attention des uns et des autres.

Cet atelier est organisé par l’Union des Femmes des Médias pour la Paix au sud du Sud-Kivu. Une activité organisée dans le cadre de son initiative ” Briser les coutumes rétrogrades pour une sécurité inclusive” sous l’appui financier de Seach for Common Ground à travers son programme d’inclusion des femmes dans la nouvelle sécurité WINS dont l’association des femmes des médias “AFEM” assure le suivi technique.

Selon le professeur Kitoka Moke, facilitateur de cet atelier, ces coutumes rétrogrades freinent l’émergence de la femme. Pour lutter contre ces coutumes rétrogrades et permettre à la femme des territoires d’Uvira et Fizi mais également celles de la ville de Baraka et d’Uvira, d’émerger sortir dans leurs cages, il faut mettre en place des stratégies efficaces qui impliquent toutes les couches concernées.

Parmi les stratégies proposées dans cette session, il y a la sensibilisation de la société en général sur le respect des droits des uns et des autres, la vulgarisation des textes juridiques qui garantissent les droits de la femme, la sensibilisation sur l’importance de l’éducation des filles pour ne citer que celles-ci. Le professeur Moke Kitoka, recommande la considération de la femme à côté de l’homme et vice versa afin d’assurer l’émancipation rapide et apaisée de la femme.

Présent dans cette session Kifara Kapenda Kyk’y, maire adjoint et maire ad intérim de la ville d’Uvira appelle les femmes à prendre le devant dans la défense de leurs droits mais aussi de s’assumer. Il a demandé également aux hommes à s’approprier la lutte sur la promotion des droits de la femme. Signalons que cette activité a connu la participation des autorités politico-administratives, sécuritaires, coutumières, religieuses, acteurs de la société civile et les représentants des jeunes.

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