UVIRA/LUVUNGI :– Dans la ville et le territoire d’Uvira, les populations locales déplorent ce qu’elles qualifient de « malpropreté » chez certaines vendeuses d’aliments, notamment celles qui proposent des beignets, des crêpes et celles qui tiennent des restaurants. Un manquement qui, selon les professionnels de santé, expose la population à des maladies hydriques.
Monsieur Jérémie Sosthène, infirmier titulaire au centre médical Tanganyika, tire la sonnette d’alarme : « Le manque de propreté chez les vendeuses constitue un risque direct pour la santé publique. Cela favorise la propagation des maladies hydriques, dont le choléra, surtout en période de forte chaleur et de faible accès à l’eau traitée »_.
Dans la localité de Luvungi, plusieurs vendeuses affirment faire face à des difficultés majeures pour se procurer de l’eau potable afin d’exercer leur métier dans des conditions d’hygiène acceptables.
L’une d’elles, restauratrice, témoigne :« Je travaille dans mon restaurant. J’utilise de l’eau propre, c’est la culture de mon travail. C’est ce qui attire les clients et leur donne confiance ».
Une autre commerçante, vendeuse de fruits, renchérit :
_« Nous, petites commerçantes, devons faire beaucoup d’efforts pour garantir l’hygiène des clients. Mais sans eau potable à proximité, c’est compliqué de respecter toutes les règles »_.
Face à cette situation, la question de l’impact d’une formation en hygiène alimentaire se pose. Selon Madame Gloria Mufila, une telle initiative peut changer la donne :
_« Quand les vendeuses sont formées, elles comprennent mieux les risques et adoptent les bonnes pratiques. Cela augmente la confiance des clients, fidélise la clientèle et améliore directement leurs revenus ».. Madame Mufila recommande le respect strict des règles d’hygiène pour protéger les consommateurs et éviter les épidémies. Elle appelle les autorités locales et les partenaires à appuyer les vendeuses en eau potable et en formations pratiques.
Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP.

