Uvira: nomination de Judith Suminwa à la primature, les femmes remercient Felix Tshisekedi et réclament d’autres nominations aux postes de prise des décisions

0
502

Sous l’initiative du Directoire des organisations féminines pour les actions de paix “DIOFAP”, en collaboration avec d’autres organisations féminines de la société civile  d’Uvira, une marche a été organisée pour témoigner la joie de la femme de la ville d’Uvira sur la nomination de madame Judith Sumunwa comme première femme, premier ministre en République Démocratique du Congo.

Vendredi 05 Avril 2024, ces femmes se sont rencontrées à la place dite Monument pour marcher au bureau de la mairie d’Uvira où une déclaration a été lue devant le maire ad intérim de la ville d’Uvira.

Dans cette déclaration, les femmes d’Uvira félicitent le président de la République Félix Tshisekedi pour la nomination de Judith Suminwa à la tête du gouvernement.

Entourée par d’autres femmes, madame Clarisse Balenge, coordinatrice de l’organisation SOS FEC, qui a lu cette déclaration, précise que la femme est fière de cette nomination et celà prouve combien de fois que le diplôme donné à Félix Tshisekedi comme champion de la masculinité positive n’est pas un fruit du hasard.

Ces femmes demandent l’application du système de cotat dans la gestion de la chose publique  et l’implication du maire de la ville d’Uvira dans la nomination des femmes d’Uvira aux postes de prise des décisions dans les services étatiques et para étatiques conformément à l’article 14 de la constitution.

Ces femmes issues de différentes organisations féminines demandent au maire de la ville d’Uvira d’élever leur voix auprès du président de la République, afin que le système de cotat soit effectif.

Elles demandent également à madame premier ministre de tout faire pour que le système de cotat soit obligatoire sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.

Reçues par le maire ad intérim de la ville d’Uvira, ces femmes pensent la nomination des femmes dans les instances de prise des décisions renforcerait la participation des femmes dans la recherche de la paix de leurs entités.

Dans son discours monsieur Kifara Kapenda Kyk’y qui a reçu ces femmes dans les enceintes du bureau de la mairie d’Uvira, encourage les femmes à revendiquer leurs droits.

Pour lui, il n’y a pas le développement sans femmes. Il ajoute qu’ avec les femmes tout ira bien.Il promet de faire parvenir leurs doléances à qui de droit.

L’autorité urbaine demande aux femmes de se connaître d’abord et de connaître leur force dans la stabilisation du pays.

Madame Judith Tuluka Sumunwa est nommée premier ministre dans un contexte où le pays fait face à une crise sécuritaire dans sa partie Est. Des carnages enregistrés chaque jour en Ituri, au Nord-Kivu au sud du Sud-Kivu, la discrimination ethnique a pris un niveau inquiétant sur toute l’étendue du territoire national.

Le pays connaît la présence des plusieurs groupes armés locaux et étrangers, cela ne permet pas à la population de vivre dans la tranquillité.

À cela s’ajoute la détérioration de la valeur de la monnaie congolaise face aux monnaies étrangères surtout les dollars américains et la monnaie européenne “euro”.

Dans ses premières impressions à la télévision nationale après sa nomination, madame Judith Tuluka Sumunwa avait confirmé qu’elle reconnaît la lourdeur de la tâche qui lui attend. Elle également reconnu les difficultés que traversent les populations de l’Est du pays.

Elle sera à la tête d’un gouvernement composé des différentes tendances politiques dont l’union sacrée de la nation qui soutient le président Tshisekedi et l’opposition sans le FCC de Joseph Kabila Kabange, prédécesseur de Félix Tshisekedi à la présidence.

Madame Judith Sumunwa nommée première ministre dans ce moment où le parti politique UDPS Tshisekedi est critiqué par plusieurs personnes par rapport au bilan du mandat de 5 ans écoulés.

Comme observé dans son mandat de 2019-2023, le président congolais Félix Tshisekedi fils de l’opposant farouche Étienne Tshisekedi Wa Mulumba commence son deuxième et dernier mandat constitutionnel avec des voyages à l’étranger.

Certains analystes de la région ne cessent de critiquer ses voyages qui selon ces analystes consomment les moyens financiers du pays qui pouvaient répondre à d’autres besoins, comme l’amélioration du salaire de l’enseignant et des militaires qui touchent jusqu’en ce moment moins de 150$ au moment où dans la législature de 2018-2023 les députés touchaient 21000$ et des sources crédibles parlent que dans la législature actuelle les députés nationaux touchent 33000$.