Uvira : Rencontre entre la nouvelle société civile et la REGIDESO pour faire face à la crise d’eau potable

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La nouvelle société civile congolaise (NSCC), axe sud du Sud-Kivu, a rencontré ce vendredi 04 Juillet le chef de centre de la REGIDESO à son bureau au quartier Nyamianda en commune de Kalundu, dans le cadre d’un échange crucial sur la situation préoccupante de la desserte en eau potable dans la ville d’Uvira.

Selon la nouvelle société civile congolaise , l’objectif de leur descente est de comprendre les causes de la carence persistante en eau potable à Uvira, évaluer la contribution de la REGIDESO dans la lutte contre le choléra, se renseigner par rapport à l’usage du carburant fourni par les partenaires pour assurer le fonctionnement des installations de distribution d’eau, échanger avec la REGIDESO sur ce que la NSCC qualifie de surfacturation dans certains  quartiers desservies.

La délégation de la NSCC a également évoqué la situation particulièrement critique du village Kala, situé dans le groupement incorporé de Kagando, où l’eau potable est inexistante, exposant ainsi les populations à des risques sanitaires majeurs.

Face à ces interpellations, Musafiri Rusimbana Venas, chef de centre de la REGIDESO à Uvira, a répondu en appelant la population à s’acquitter régulièrement de ses factures d’eau. Selon lui, cette contribution est indispensable pour permettre à la REGIDESO d’améliorer ses services et répondre efficacement aux attentes.

En rapport avec le dossier du village Kala, le chef de centre de la REGIDESO a montré qu’il est difficile voire même impossible de trouer la conduite qui conduit l’eau d’Uvira à Kiliba. Donc pour servir la population de Kala, il faut que les tuyaux quittent soit à Uvira soit à Kiliba.

Il a demandé à la société civile de mener des plaidoyers auprès des organisations humanitaires si une fois elles rendent disponibles les tuyaux la REGIDESO peut intervenir pour la suite.

Sur le dossier du carburant donné par les partenaires, Rusimbana Musafiri Venas a bien souligné que le CICR, MSF, la Direction Générale de la REGIDESO ont déjà contribué et c’est ce carburant qui est utilisé jusqu’à présent. Selon lui les plaidoyers continuent au niveau local et national pour qu’une autre quantité du carburant soit disponible afin de servir la population en eau potable.

Il a également exhorté la société civile, à intensifier ses plaidoyers en faveur de la résolution du problème chronique de fourniture d’électricité à Uvira, un obstacle majeur au bon fonctionnement des installations de pompage et de distribution d’eau.

La lutte contre le choléra implique plusieurs aspects, pas seulement l’insuffisance de l’eau de la REGIDESO. Le manque de la propreté dans les ménages fait partie des éléments qui causent cette maladie, d’où la société civile est appelée à sensibiliser la population pour le respect ses mesures hygiéniques a insisté le chef de centre de la REGIDESO à Uvira.

De son côté, Fraddy Mudeba, coordinateur adjoint chargé des activités de la Nouvelle Société Civile Congolaise, s’est dit satisfait de la franchise du chef de centre et de la volonté de collaboration affichée par la REGIDESO.

Il nuance cependant cette satisfaction en rappelant que la population ne peut être tenue de payer pour un service qui n’est pas rendu convenablement dans certaines zones, d’où son appel à REGIDESO de doubler les efforts pour satisfaire ses clients.

Il ajoute que la NSCC continuera à sensibiliser la population au paiement des factures dans les zones desservies, tout en maintenant la pression sur les institutions concernées pour une amélioration tangible.

Pour aller plus loin, la NSCC annonce l’organisation prochaine d’une tribune d’expression populaire. Cet espace réunira les principales structures impliquées dans les questions d’eau, d’hygiène et de santé publique, y compris la SNEL (Société Nationale d’Électricité), afin de poser les problèmes en face et de rechercher des solutions durables, notamment contre le choléra, qui sévit régulièrement dans la région.

Cette rencontre entre la REGIDESO et la nouvelle société civile congolaise a été constructive, mais elle rappelle surtout l’urgence d’agir. Uvira mérite une desserte en eau potable fiable et accessible à tous”, conclut Fraddy Muadeba.

L’amélioration de l’accès à l’eau reste un enjeu majeur de santé publique à Uvira.  Entre responsabilité citoyenne, moyens logistiques limités et engagements institutionnels, seule une approche concertée et continue permettra d’offrir à la population un service à la hauteur de ses droits fondamentaux.

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