Dans le conseil urbain de sécurité élargi, la construction de la route nationale numéro cinq dans la ville d’Uvira était au centre des échanges entre le Maire de la ville entouré par les membres du conseil urbain de sécurité et les représentants de différentes couches de la population.
Dans son discours, Kiza Muhato maire de la ville d’Uvira a montré à la population l’intérêt de la construction de cette route d’utilité publique. Pour lui, les acteurs de la société civile avaient même organisé des manifestations pour réclamer la construction de la RN5, aujourd’hui personne ne peut se soulever pour s’opposer à la mesure de construire cette route.
Il a signifié que plusieurs maisons seront détruites car, elles sont construites dans le non-respect des normes urbanistiques, selon les limites de la route nationale numéro 5 dans ses anciennes considérations et d’autres études faites pour sa réhabilitation.
L’autorité urbaine a condamné les propos de certains citoyens qui veulent montrer que la démolition des maisons construites en violation des normes urbanistiques est une affaire de tribalisme. Selon le Maire, ces propos sont à condamner car ils peuvent créer la division de la population d’uvira.
L’autorité a mis en garde les personnes des mauvaises intentions qui propagent des propos visant à salir l’image autorités de la mairie d’Uvira.
De son côté le représentant de l’OVD dans ces échanges a demandé à la population de prendre cette route avec les deux mains. Ingénieur Papy ajoute que si la population d’Uvira refuse les 30m proposés par les experts en construction des routes, l’entreprise qui execute ces travaux va fermer ses portes et les perdants dans cette sont les habitants d’Uvira.
Le débat est devenu houleux, quand on a donné la parole aux participants car certains d’eux ne sont pas d’accord de la mesure proposée par les experts en construction qui ont montré que l’espace nécessaire pour construire la route est de 30m.
Ces participants montrent que la construction de la route doit considérer le côté haut et le côté bas pour trouver le 30m exigés par les experts et non seulement de prendre 30m du côté haut de la route.
C’est le de Monsieur Kankezo qui propose que l’on puisse prendre 15 m en haut et 15 m en bas pour ne pas penaliser les uns en faveur des autres. De son côté SADI Katolo l’un des jeunes leaders et opérateur économique d’Uvira demande à l’état congolais de revoir ses études sur cette route et les adapter au contexte socio-économique des habitants d’Uvira. Pour lui, la route est une priorité à Uvira mais les 30m proposés par les experts risquent de mettre la population en difficulté car plusieurs maisons seront démolies et cela va impacter négativement sur l’économie de la ville.
De l’autre part d’autres participants encouragent cette bonne nouvelle de la construction de la route. Le président de l’association des chauffeurs du Congo ACCO dit être prêt à accompagner ces activités dans la ville d’Uvira jusqu’à la fin.
Baleke Ngorogoza confirme que ses équipes seront au côté des agents qui font ces travaux de construction tout au long de l’exécution pour se rassurer du bon déroulement.
Pour Mana Françoise, cheffe du quartier adjointe du quartier Kimanga, demande à l’entreprise qui exécute les travaux de construction de la route de considérer la main d’œuvre locale dans leurs travaux. Pour elle, celà va contribuer à la réduction du taux de chômage des jeunes dans la ville d’Uvira.
De son côté madame Gidelive Lugambo, présidente de la société civile forces vives d’Uvira, sa structure va prendre le devant pour sensibiliser la population afin de s’approprier ces activités de la route durant toute la période de l’exécution et même après la construction et cela va favoriser la pérennisation et la protection de la route.

