Uvira : les déchets plastiques menacent la santé publique et aggravent les inondations

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À Uvira, la mauvaise gestion des déchets plastiques représente un danger croissant pour l’environnement, la santé publique et les conditions de vie des habitants. Caniveaux bouchés, eaux stagnantes, pollution de l’air et recrudescence des maladies hydriques inquiètent les acteurs sanitaires et environnementaux, qui appellent à un système efficace de collecte et de recyclage des déchets.

Selon JAIME Saidi, communicateur et point focal choléra de la zone de santé d’Uvira, les déchets plastiques favorisent la stagnation des eaux, créant un environnement propice au choléra, à la malaria et à d’autres maladies hydriques, particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans. Il alerte également sur les dangers de l’incinération sauvage des plastiques, dont les fumées polluent l’air, provoquent des maladies respiratoires et contribuent aux effets de serre.

Il rappelle que les cas de choléra sont pris en charge au Centre de traitement de choléra de l’Hôpital général de référence d’Uvira ainsi qu’aux unités de Kalundu, Makobola et Kirungu, après les premiers soins dans les centres de santé.

De son côté Robert Mayani, coordonnateur de la brigade d’hygiène et d’assainissement d’Uvira, dénonce le manque de civisme de certains habitants qui abandonnent les déchets plastiques dans les rues et les caniveaux. Dans les quartiers montagneux, l’absence de systèmes de canalisation adaptés favorise l’accumulation des déchets à ciel ouvert. Selon lui, lors des pluies, ces déchets obstruent les caniveaux et provoquent des inondations, isolant parfois plusieurs familles.

Face à cette situation, des organisations locales encouragent le développement d’un système inclusif de collecte et de recyclage. Willy Seremba, coordonnateur adjoint de CRIPAD-ASBL, estime que le recyclage des plastiques pourrait devenir une opportunité économique pour les ménages, à condition de bénéficier d’équipements adaptés et d’un soutien financier.

Les acteurs environnementaux appellent ainsi les autorités, les partenaires techniques et la population à renforcer les mécanismes d’assainissement et de recyclage afin de limiter les risques sanitaires et environnementaux à Uvira.

Article produit dans le cadre du projet “Habari Za Mahali”  financé par la Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC,COMEL-RDC et UFMP.

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