Baraka : la société civile dénonce la spoliation d’un terrain public abritant le parquet près le tribunal de paix de Fizi

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Le Bureau urbain de coordination de la société civile de Baraka a dénoncé, dans une correspondance adressée mardi 19 mai 2026 au ministre d’État en charge de l’Urbanisme et Habitat, ce qu’il qualifie de spoliation d’une partie du domaine public de l’État située au quartier AEBAZ II.

Selon les forces vives locales, il s’agit d’une portion du terrain où est implanté le parquet près le Tribunal de paix de Fizi à Baraka, qui aurait été attribuée de manière irrégulière à un parti politique pour y ériger un bureau administratif.

Dans cette lettre, la société civile exprime son indignation face à ce qu’elle considère comme une atteinte grave au patrimoine public, rappelant que les institutions politiques devraient plutôt soutenir la vision du Chef de l’État fondée sur la consolidation de l’État de droit et le respect des lois de la République démocratique du Congo.

Pour Etunda Maisha Albert, président des forces vives de Baraka, cette situation constitue une occupation illégale du domaine public. Il affirme que les travaux de construction auraient débuté depuis le mois de mars 2026, malgré plusieurs alertes déjà lancées par la société civile au sujet des cas récurrents de spoliation dans la ville.

« Le domaine public de l’État est inaliénable tant qu’il n’a pas été régulièrement désaffecté au domaine foncier privé conformément aux articles 54 et 55 de la loi foncière congolaise.

Ces espaces sont destinés aux besoins collectifs et au fonctionnement des services publics », souligne la société civile dans son communiqué.
Les forces vives estiment qu’il est inacceptable qu’un patrimoine destiné à l’utilité publique soit sacrifié au profit d’intérêts privés ou partisans, qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales.

Face à cette situation, la société civile sollicite l’implication urgente du ministre de l’Urbanisme et Habitat afin de :

ordonner la suspension immédiate de tous les travaux en cours sur le site concerné ;
diligenter une enquête administrative et judiciaire pour identifier les auteurs présumés de cette spoliation ainsi que leurs éventuels complices au sein des services techniques de l’État ;
procéder à l’annulation pure et simple de tous les titres de propriété ou actes de cession qui auraient été établis frauduleusement sur ce domaine public.

La société civile affirme espérer une réaction rapide des autorités compétentes afin de préserver la paix sociale ainsi que le patrimoine public dans la ville de Baraka.

Selon plusieurs sources locales, le terrain litigieux servirait actuellement à la construction d’un bureau du parti politique Union pour la démocratie et le progrès social.

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