À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée chaque 3 mai, les femmes journalistes d’Uvira ont choisi de transformer cette commémoration en un espace d’échange et d’introspection sur leurs réalités professionnelles. Réunies ce vendredi 9 mai à Kagando, dans la ville d’Uvira, elles ont pris part à une retraite de réflexion organisée par l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP).
Pendant plusieurs heures, journalistes de radio, de télévision et de médias en ligne ont partagé leurs expériences quotidiennes, souvent marquées par des défis multiples.

Entre difficultés sécuritaires sur le terrain, manque d’accompagnement professionnel et précarité dans certaines maisons de presse, les participantes ont dressé un état des lieux préoccupant de la situation des femmes dans le secteur médiatique local.
Au-delà du constat, cette rencontre s’est voulue un cadre de recherche de solutions. Les participantes ont insisté sur l’importance du renforcement des capacités à travers des formations adaptées aux différentes spécialités journalistiques. Elles ont également plaidé pour une meilleure reconnaissance du travail des femmes journalistes ainsi qu’une amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Pour Mme Joséphine Mungumbi, coordinatrice de l’UFMP, cette initiative marque le début d’un processus de mobilisation en faveur des femmes des médias d’Uvira. « Nous allons avancer progressivement avec les moyens disponibles afin de répondre à certains besoins prioritaires exprimés par les participantes », a-t-elle indiqué.

Malgré les défis financiers auxquels fait face l’organisation, l’UFMP entend poursuivre ses efforts en lançant progressivement des activités de formation et d’accompagnement grâce aux contributions de ses membres, en attendant l’appui d’éventuels partenaires. L’organisation prévoit également d’identifier les besoins spécifiques des professionnelles des médias afin de développer des réponses adaptées à leurs réalités.
À travers cette retraite, les femmes des médias d’Uvira réaffirment leur volonté de jouer pleinement leur rôle dans la société, tout en appelant à un environnement professionnel plus sécurisé, plus équitable et plus favorable à l’exercice du journalisme féminin.

