A quelques jours de la rentrée scolaire 2025-2026, dix enseignants encadreurs d’enfants venus de kamanyola en territoire de Walungu ont échangé sur les éventuelles situations de traumatisme chez les enfants à la reprise des cours et comment faire pour surmonter tout éventuel cas qui surviendrait.
Plusieurs situations de traumatisme ont été évoqués, notamment l’isolement, le mutisme, la démotivation, le retard, les absences, la frustration, la perte de mémoire, le manque de concentration, la fatigue chronique, la dépression, l’angoisse, la perte de confiance en soi, la tentative de suicide, l’esprit d’agressivité, la perte de toute gaieté et bien d’autres.

Pour Désiré Shamavu chef des programmes au sein du groupe Jérémie et orateur du jour, il y a nécessité de création des mécanismes de résilience en milieu scolaire surtout en cette période des turbulences sécuritaires, afin de créer dans l’enfant l’espoir de revivre une période d’accalmie. Un rôle à jouer par les chefs d’établissements et particulièrement les enseignants encadreurs.
Une rentrée scolaire émaillée d’agitation et des tensions suite à la guerre qui secoue la zone depuis février dernier qui a obligé certaines familles à vivre en déplacement, en exil ou en difficulté Sans ignorer le tissu social qui semble fissuré entre les communautés vivant à kamanyola.

C’est dans le cadre du projet “appui au renforcement de la création d’un environnement protecteur en faveur de l’enfant” financé par Kindermissionswerk, exécuté par le groupe Jérémie dans 40 écoles du Sud-Kivu de Bugorhe,de Migendo,de Kamanyola et Karhongo Nyangezi. Activité faite ce mercredi 27 août 2025 dans la salle habituelle des réunions du groupe Jérémie à Bukavu.
