Dans le cadre de son projet de recherche portant sur les facteurs de bien-être et de rétention des enseignants dans des contextes de violence et de déplacements prolongés, l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Bukavu vient de former 12 chercheurs. Cette session portait spécifiquement sur les techniques d’enquêtes qualitatives, notamment la conduite de focus groups semi-structurés.
Améliorer le quotidien du personnel enseignant
Selon le Professeur Samuel Matabishi Namashunju, coordonnateur du projet à l’ISP, l’objectif est d’améliorer le bien-être des enseignants au travail mais aussi de renforcer leur rétention dans les zones affectées par les crises, en s’inspirant des pratiques locales réussies.
Durant deux jours (du 26 au 27 mars 2026), le formateur Christian Polepole Bazuzi a exposé aux participants sur les méthodes de collecte de données qualitatives en mettant l’accent sur les techniques de conduite des focus groupes et enquête semi-structurée.
De son côté,le Professeur Samuel Matabishi Namashunju, a outillé les participants sur les qualités d’un bon chercheur qualitatif et sur l’application des approches ethnographique et autoethnographique.

Un déploiement dans 30 écoles du Sud-Kivu
Ces 12 chercheurs seront déployés dans 30 écoles réparties à travers la ville de Bukavu et cinq des territoires de la province : Kabare, Walungu, Mwenga, Kalehe et Idjwi.
L’échantillon de l’étude est stratégique :15 écoles d’observation générale et 15 écoles dites “résilientes”, où une forte rétention des enseignants a été constatée malgré les affres de la guerre.
Les données recueillies permettront d’identifier les forces et les défis liés au bien-être des enseignants afin d’orienter les futures décisions politiques et éducatives.

Une collaboration internationale
Les participants ont salué la qualité de cette formation, affirmant leur détermination à contribuer à l’amélioration du secteur éducatif. Ce projet de recherche est porté par l’ISP Bukavu en collaboration étroite avec l’Institute of Development Studies (IDS) et financé par la commission européenne dans le cadre de la Regional Teachers Initiative for Africa(RTIA).


